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Les bozos démasqués

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Les débuts de campagne du Parti conservateur du Canada ont des airs de déjà-vu.

Controverse sur l’avortement, candidats aux propos racistes, homophobes, anti-musulmans, chaque jour l’équipe libérale se fait un malin plaisir à jeter l’opprobre sur un candidat.

Un supplice de la goutte pour soulever des doutes sur les valeurs des conservateurs, celles qu’ils toléreraient secrètement.

Un vieux film

La tactique n’est pas nouvelle. Les libéraux sont passés maîtres dans l’art de démasquer les candidats-bozos, comme on les appelle. Erreur de jeunesse ou propos offensants, ils ne font aucune distinction.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

En 2004, ils avaient réussi à suffisamment faire déraper la campagne de Stephen Harper pour sauver les meubles et assurer un gouvernement minoritaire à Paul Martin.

Samedi, la candidate-vedette en banlieue d’Ottawa fuyait les caméras pour s’engouffrer dans une voiture plutôt que de clarifier son amitié passée avec une journaliste d’extrême droite et ses commentaires anti-français.

Blague raciste, théories conspirationnistes, propos homophobes, on a eu droit à une litanie d’excuses et un candidat congédié en quelques jours à peine.

Comment les conservateurs ont-ils pu à nouveau se faire prendre au jeu ?

Le test des valeurs

Andrew Scheer affirmait dimanche que ce qui compte, c’est que ses candidats assument leurs erreurs et présentent des excuses.

Les questions demeurent. Est-ce que le PCC a mal choisi ses candidats ? Ou est-ce qu’il juge que les diatribes de certains s’excusent aussi facilement ?

Les conservateurs reprochent aux libéraux de vouloir détourner le débat de leur bilan et leurs erreurs. Certainement.

Mais c’est Andrew Scheer qui a partagé les conspirations à propos du Pacte des migrants de l’ONU, qui a participé au rassemblement des gilets jaunes et qui tolère l’influence du mouvement pro-vie au sein de son parti.

C’est à lui de composer avec les questions que ça soulève. Les prises de position passées de ses candidats font certainement partie du débat.

Il est là, le test des valeurs.