/finance/business
Navigation

Les chefs d’entreprises veulent une surveillance accrue d’Hydro-Québec par la Régie de l’énergie

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | La forte majorité des chefs d’entreprises s'opposent à un affaiblissement de la surveillance accrue d’Hydro-Québec par la Régie de l’énergie, comme le propose un projet de loi du gouvernement de François Legault, selon un sondage réalisé par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Ainsi, à la question «Le gouvernement devrait-il donner à la Régie de l’énergie plus de pouvoir sur Hydro-Québec (exemple: surveiller de plus près les activités, garder un œil sur les budgets, etc.)?», 82 % des répondants ont répondu «oui», 8 % «non» et 9 % n’ont pas d’opinion.

Pour la FCEI, le résultat de ce sondage publié mardi remet «sérieusement en question la pertinence de plusieurs des propositions du projet de loi n° 34, Loi visant à simplifier le processus d’établissement des tarifs», déposé par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien.

«Tandis que le gouvernement propose de limiter les pouvoirs de la Régie de l’énergie et de réduire l’imputabilité dans le processus de fixation des tarifs d’électricité, les chefs d’entreprises demandent plus de transparence et une meilleure surveillance du monopole d’Hydro-Québec», a déclaré Gopinath Jeyabalaratnam, conseiller aux affaires économiques et gouvernementales à la FCEI.

En analysant le projet de loi n° 34, la FCEI explique avoir mis en lumière la suppression d’une demi-douzaine de mesures «qui assurent depuis près de 20 ans la transparence, l’indépendance et la rigueur dans la gestion d’Hydro-Québec et dans l’établissement des tarifs d’électricité».

Pour la FCEI, la disparition de mécanismes de reddition de comptes qui ont permis de limiter année après année la gourmandise tarifaire d’Hydro-Québec risque de coûter cher aux clients.

«En cherchant à “simplifier” la fixation des tarifs d’électricité, le gouvernement va réduire considérablement les pouvoirs de la Régie de l’énergie sur Hydro-Québec et rendre le processus beaucoup moins transparent. Au final, ce sont les PME et les Québécois qui vont en payer le prix», a ajouté Gopinath Jeyabalaratnam.

Le sondage a été mené auprès de 820 propriétaires de PME au Québec, du 12 au 13 septembre dernier.