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Les indépendants Catherine Fournier et Guy Ouellette veulent participer à la sélection du patron de l’UPAC

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Photo d’archives, Simon clark Guy Ouellette, au micro, et Catherine Fournier, à droite, réunis le 9 avril 2019 au Parlement de Québec lors du dépôt du projet de loi 197 contre l’obsolescence programmée par le député indépendant.

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Exclus du processus de sélection, les députés indépendants Catherine Fournier et Guy Ouellette veulent avoir leur mot à dire dans le choix du prochain patron de l’UPAC.

«C’est préoccupant. Je ne vois pas ce que le gouvernement a à cacher ou à gagner d’exclure les députés indépendants de ce processus-là, c’est vraiment une question d’équité entre les parlementaires!» lance la députée de Marie-Victorin, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

La ministre Geneviève Guilbault a promis qu’il y aura un nouveau commissaire à la lutte contre la corruption, en octobre.

Depuis la démission surprise de Robert Lafrenière le jour des élections provinciales, le poste est vacant et l’intérim est assuré par un commissaire associé.

Jusqu’ici, le gouvernement du Québec avait toujours eu la mainmise sur la désignation du patron de l’UPAC.

Pour la première fois, la personne qui occupera ce poste hautement stratégique sera choisie par l’Assemblée nationale, par un vote aux deux tiers des élus.

Les députés indépendants ne seront toutefois pas consultés au sujet du candidat retenu par le gouvernement.

Seuls les partis politiques reconnus pourront rencontrer l’aspirant commissaire et analyser son profil.

Le gouvernement a fait son choix

Selon nos informations, le gouvernement a déjà fait son choix, qui devrait être transmis à l’opposition aujourd’hui.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Un processus qui prive certains élus de leurs droits, insiste Catherine Fournier, qui souhaite y prendre part.

Guy Ouellette a tenu des propos semblables lors de l’adoption de la loi modernisant le mécanisme de sélection et de nomination du commissaire à la lutte contre la corruption, du directeur de la Sûreté du Québec et du directeur des poursuites criminelles et pénales.

«On crée deux classes de citoyens : les citoyens de Chomedey et les citoyens de Marie-Victorin ne seront pas correctement informés des nominations que le gouvernement voudra faire [...], n’auront pas les mêmes informations que les 123 autres députés de notre Assemblée», a-t-il déploré.

Pas de consentement

Devant l’attitude inflexible de la ministre Guilbault, qui a refusé de modifier son projet de loi pour permettre aux élus sans bannière politique de participer au processus, l’ex-policier a d’ailleurs laissé entendre qu’il pourrait refuser de donner son consentement à la motion qui sera déposée par le premier ministre pour procéder à la nomination du prochain patron de l’UPAC.

«J’ai toujours eu le courage de mes convictions et en partant du moment où le premier ministre et le gouvernement créent deux classes de citoyens et deux classes de députés avec le projet de loi n° 1, je prendrai mes responsabilités», a-t-il soutenu.

Guy Ouellette a refusé de nous accorder une entrevue, mais il nous a néanmoins précisé que les propos qu’il a tenus avant l’été sont toujours d’actualité.

Arrêté en octobre 2017 par l’UPAC qui le soupçonnait d’avoir transmis des renseignements policiers aux médias, Guy Ouellette n’a jamais été accusé.

Il a intenté depuis une poursuite de 550 000 $ contre la procureure générale du Québec. Le député de Chomedey estime avoir subi une atteinte à sa réputation.