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Rejet quasi unanime du projet de loi sur les tarifs d’électricité

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Le projet de loi 34 du gouvernement Legault sur les tarifs d’électricité, qui sera étudié dès mardi en commission parlementaire, essuie un rejet quasi unanime de la part des associations de consommateurs.

«Ce n’est pas un bon projet de loi. Hydro se tire dans le pied et le gouvernement aussi. Il n’y a pas de gain à retirer de la transparence. La solution aurait été de réformer la Régie de l’énergie», lance le professeur et spécialiste en énergie de l’Université de Montréal, Normand Mousseau.

Le projet de loi 34 prévoit notamment un gel des tarifs d’électricité pour l’an prochain et une augmentation à l’inflation lors des quatre années suivantes. Hydro-Québec n’aura plus à se présenter chaque année devant la Régie. Elle le fera aux cinq ans.

«Retrait pur et simple»

«Nous demandons le retrait pur et simple du projet de loi 34», dit l’analyste en énergie à l’Union des consommateurs (UC), Vivianne de Tilly.

«C’est un projet de loi improvisé», dénonce pour sa part l’analyste de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Gopinath Jeyabalaratnam.

Selon la FCEI, Hydro-Québec se dirige tout droit vers l’accumulation de trop-perçus de 624 millions $ pour l’année 2020-2021 si le gel tarifaire prévu au projet de loi 34 est appliqué.

La FCEI fait valoir que les clients d’Hydro-Québec ne pourront d’ailleurs plus connaître les montants des trop-perçus au cours des prochaines années.

«C’est un recul du Québec en matière de transparence. Et on croit que cela va nous coûter plus cher», signale pour sa part le président de l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité (AQCIE) du Québec, Jocelyn Allard.

L’AQCIE soutient que cette mesure coûtera 560 M$ de plus aux clients d’Hydro que si la Régie avait fixé les prix chaque année.

La Fédération canadienne des contribuables croit que le gouvernement doit bonifier de 500 millions $ son aide aux clients d’Hydro pour compenser l’effet des trop-perçus.