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Tuerie de Moncton : quatre policiers de la GRC poursuivent leur employeur

 Fusillade à Moncton en 2014
Photo d'Archives

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MONCTON – Quatre policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui ont été parmi les premiers appelés après que Justin Bourque venait d’abattre trois de leurs collègues à Moncton, en juin 2014, poursuivent leur employeur. 

Selon les quatre poursuites déposées le 12 septembre devant la Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick, les policiers Mathieu Daigle, Sheely Mitchell, Robert Nickerson et Martin Benoit souffrent d’un syndrome post-traumatique à la suite des événements du 4 juin 2014. 

Cette journée-là, Justin Bourque avait ouvert le feu vers des agents de la GRC, abattant les policiers David Ross, 32 ans, Fabrice Gevaudan, 45 ans, et Doug Larche, 40 ans, en plus de blesser leurs collègues Darlene Goguen et Éric Dubois. 

«La plaignante allègue que la négligence de la GRC a mené à une situation où elle n’était pas équipée pour faire face à un assaillant armé, mettant sa vie et celles de ses collègues en grand danger», est-il écrit dans la déclaration de Sheely Mitchell, telle que rapporté par le quotidien «Times & Transcript» de Moncton. 

Le meurtrier en cavale à Moncton était lourdement armé, tandis que les premiers policiers appelés à intervenir n’avaient accès qu’à leur arme de service. La GRC avait d’ailleurs été condamnée à payer 550 000 $ en dédommagement à l’hiver 2018, après avoir été jugée coupable, en vertu du Code du travail, d’avoir omis de fournir à ses agents l'équipement de recours à la force appropriée et la formation connexe pour les interventions en cas de menace active ou de tireur actif. 

Les quatre policiers réclament un dédommagement, dont la valeur demeure à être déterminée. 

Contacté par l’Agence QMI, le ministère de la Justice du Canada a redirigé les questions vers la GRC, qui n’avait pas commenté le dossier au moment de publier.