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Le premier ministre n’a pas sa place dans une manifestation pour le climat, estime François Legault

Les profs en pédagogique devront être dans les salles de classe et non dans la rue

Le premier ministre n’a pas sa place dans une manifestation pour le climat, estime François Legault
Photo Simon Clark

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Un premier ministre n’a pas sa place dans une manifestation pour le climat, estime François Legault, qui demande également aux enseignants de ne pas participer à ce type d’évènement lors d’une journée pédagogique.

Le ministre de l’Environnement Benoît Charette et le député de Bourget Richard Campeau participeront à la marche pour le climat le 27 septembre à Montréal, en compagnie de la jeune militante suédoise Greta Thunberg. 

Pas question, cependant, que le PM s’y rende. « Je ne crois pas que ce soit la place d’un premier ministre, d’être dans cette manifestation à Montréal », a-t-il lancé mercredi. M. Legault a toutefois répété que l’égérie de la cause environnementale Greta Thunberg pourrait le rencontrer si elle le désire: il sera disponible.

Pas de congé pour les profs de la CSDM

Par ailleurs, M. Legault critique la décision de la Commission scolaire de Montréal de décréter une journée pédagogique aux élèves pour qu’ils puissent participer à la manifestation.

Le gouvernement caquiste reconnaît l’autorité de la CSDM, mais désapprouve. Le premier ministre demande aux profs d’être à l’école, et non dans la rue. « N’oublions pas que les journées pédagogiques, ce n’est pas des congés pour les enseignants. Il y a de la formation, et je m’attends à ce que la commission scolaire s’assure qu’ils travaillent vendredi prochain », a-t-il lancé.

Il dénonce aussi l’attitude cavalière de la CSDM. « Il y a des parents qui se font dire: “Organisez-vous avec vos enfants, il n’y a pas d’école” », a déploré le premier ministre.

Le ministre de l’Environnement et le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge ont également affirmé que la place des enfants est dans les salles de classe, et non dans la rue.

« J’aurais préféré que les jeunes soient à l’école et en apprennent davantage sur les changements climatiques. La solution, aux problèmes environnementaux, elle est à l’école, pas dans la rue », a déclaré Jean-François Roberge.

La présidente de la CSDM a répliqué que les membres du personnel vont profiter de la journée pédagogique pour élaborer une « planification et des discussions sur le thème de l’environnement, des changements climatiques et les actions possibles dans chaque école et chaque communauté ».

Son parti politique, le Mouvement pour une école moderne et ouverte déplore que la CAQ « joue la carte de la menace ».

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