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Le projet de loi pour tuer le CSPQ déposé

Le trésor veut maintenant gérer tous les achats et les services technologiques gouvernementaux

Le projet de loi pour tuer le CSPQ déposé
Photo Simon Clark

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Le Conseil du trésor aura la main mise sur tous les achats et les services technologiques du gouvernement. Le ministre Christian Dubé promet des économies de plus de 400 M$ sans nuire à la vitalité des régions.  

Ce projet de loi clouera le cercueil du Centre de services partagés du Québec (CSPQ) qui gère plus de 8 milliards d'achats annuellement, dont près de 4 G$ en technologie de l’information (TI).  

Si la loi est adoptée, l’organisation sera transformée en deux entités : le Centre d’acquisition gouvernementale et Infrastructures technologiques Québec.  

Le premier gérera tous les achats du gouvernement et le deuxième fournira des infrastructures technologiques communes aux ministères et organismes.  

Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, espère que le projet de loi soit adopté rapidement afin qu’il puisse être appliqué dès janvier 2020.  

En ajoutant la transformation numérique du gouvernement, il s’engage à atteindre des économies de plus de 400 M$, par année, d’ici trois ans.  

Il n’y aura pas de perte d’emploi dans cette organisation-là, promet M. Dubé, voulant rassembler tous les spécialistes sous un même toit.  

Seuls les ministères de l’Éducation et la Santé auront un pouvoir particulier, mais ils devront tout de même consulter le Centre d’acquisition.  

Économies d’échelle  

Le président du Conseil du trésor admet qu’il est impossible, pour le moment, d’avoir le portrait exact des achats faits des ministères et organismes et du nombre de fournisseurs. « C’est assez difficile d’avoir une bonne représentation de ce qui se passe au gouvernement », admet le président du Conseil du trésor.  

Ainsi, en centralisant les achats et en modernisant les systèmes, M. Dubé estime qu’il sera possible de réduire le nombre de fournisseurs et faire des économies.  

« Aussitôt que nous aurons la possibilité de le faire, c’est évident que dans un cas [par exemple] on a dix fournisseurs qu’on pourrait ramener à trois fournisseurs. Et, avec certains volumes, avoir de meilleurs escomptes », a mentionné M. Dubé.  

Il assure que Québec réalisera des économies d’échelle sans miser seulement sur les gros joueurs et sans nuire à la vitalité régionale et leurs petits fournisseurs. « On a cette préoccupation-là (...) Il faut tenir compte, entre autres, du coût de transport. C’est sûr qu’en région on peut peut-être payer un peu plus cher localement, mais il n’y aura pas de frais de transport », a affirmé le président du CTQ.  

Service obligatoire  

Puis, avec Infrastructures technologiques Québec, un organisme dédié à la gouvernance des TI, le Conseil du trésor déterminera tous les services technologiques qui seront offerts aux ministères et organismes.  

Ainsi, les ministères et organismes offriront des services qui auront été déterminés et produits par Infrastructures technologiques Québec. « On va s’assurer, à même les fonds du Conseil du trésor, de financer les frais d’exploitation. Ce qui sera facturé aux ministères et organismes, ce sont les seuls coûts des services », a indiqué le ministre délégué à la Transformation numérique, Éric Caire. « Ça va permettre aux ministères et organismes de se concentrer sur ce pour quoi ils sont là, ce pour quoi ils sont bons », a déclaré M. Caire. 

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