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Luongo toujours en paix avec sa décision

Luongo toujours en paix avec sa décision
Photo d'archives, Martin Chevalier

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BATHURST | Près de trois mois se sont écoulés depuis que Roberto Luongo a mis un terme à sa carrière de 19 saisons et 1044 matchs dans la LNH. Une décision avec laquelle l’ancien gardien est toujours serein.

« La compétition va assurément me manquer, a-t-il soutenu. J’avais peur de ce que j’allais ressentir lorsque le camp commencerait. Je suis allé à l’aréna tous les jours, j’ai regardé les entraînements. Parfois, tu te dis que tu aimerais être sur la glace, mais je suis content de ma décision. »

Il faut dire que Luongo ne s’est pas trop éloigné des Panthers. C’est tout juste s’il n’enfile pas ses patins et ses jambières. Depuis le début du camp, il passe plusieurs heures à l’aréna. Il a même accompagné l’équipe à Bathurst.

Oui, l’occasion était belle pour Luongo de revenir sur les lieux où il a terminé son stage junior. Toutefois, il ne semble pas être du type nostalgique. Il ne serait pas surprenant que les Panthers lui offrent prochainement un poste officiel.

« Je ne sais pas trop ce que l’avenir me réserve. J’essaie encore de trouver ma voie. C’est certain que j’aimerais demeurer dans le hockey. C’est un univers que je connais, c’est ma passion depuis que je suis jeune. »

Coéquipier et mentor

Remplacé par l’excellent Sergei Bobrovsky, le départ de Luongo ne se fera peut-être pas sentir devant le filet. D’autant plus que l’athlète de 40 ans avait quelque peu ralenti au cours des dernières saisons.

N’empêche. Pour Aleksander Barkov, cette retraite risque de laisser un certain vide.

« Ça va être étrange de ne pas le voir tous les jours dans le vestiaire.

Jaromir Jagr et lui sont deux des joueurs de qui j’ai appris le plus. Je n’oublierai jamais tous les matchs que j’ai joués ni les jours que j’ai passés en sa compagnie », a indiqué le Finlandais, coéquipier du Québécois à ses six premières saisons dans le circuit Bettman.

Luongo s’est retiré au troisième rang dans la colonne des victoires de la LNH (489). Il a également connu beaucoup de succès sur la scène internationale, aidant entre autres le Canada à remporter l’or olympique à Vancouver, en 2010. Nul doute qu’il avait un ascendant important auprès des jeunes de l’organisation des Panthers.

« Avoir l’occasion de le voir travailler fut un privilège pour un jeune comme moi, a mentionné Mike Matheson, originaire de Pointe-Claire. Ce n’est pas le genre de leader qui parlait beaucoup, mais quand il le faisait, c’était important et tout le monde écoutait. »