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Route de l’Église: l’opposition dénonce l’«improvisation» du maire

Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon ont critiqué le maire Labeaume, mercredi, pour son « virage à 180 degrés ».
Photo Jean-Francois Desgagnés Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon ont critiqué le maire Labeaume, mercredi, pour son « virage à 180 degrés ».

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L’opposition à l’hôtel de ville de Québec dénonce l’«improvisation» de Régis Labeaume dans le dossier de la route de l’Église et se porte à la défense des commerçants exclus du programme d’indemnisation.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, donne «entièrement raison» à la propriétaire du Club Voyages Alfa, qui a dénoncé le manque d’équité envers certains types de commerces, comme le sien, non admissible à une aide financière pouvant aller jusqu’à 30 000$ pour compenser les pertes de revenus découlant du mégachantier en cours. 

«Si les commerçants ont subi une perte de revenus à cause de la perte d’achalandage, ils doivent être indemnisés», a martelé M. Gosselin lors d’un point de presse, mercredi matin. Les élus de Québec 21 ont dit souhaiter des améliorations au programme et ont tiré à boulets rouges sur le maire qui «improvise» et qui a «désavoué» les deux vice-présidents du comité exécutif, Rémy Normand et Marie-Josée Savard, avec son «virage à 180 degrés» sur les compensations lundi

Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon ont critiqué le maire Labeaume, mercredi, pour son « virage à 180 degrés ».
Photo Jean-François Desgagnés

«Tout l’été, ils sont allés au batte, ils ont défendu la position Labeaume de dire qu’il n’y aurait pas d’indemnisation et là, le maire arrive encore en sauveur ou en pompier pyromane... Il a attendu que le feu soit pris comme il faut et désavoue ses VP et décide d’indemniser. Tout ça est improvisé», s’est indigné M. Gosselin, qui s’était rangé du côté des commerçants cet été lors d’une sortie médiatique.

Son collègue, Stevens Mélançon, a déploré qu’aucun commerçant de la route de l’Église n’ait été invité à la conférence de presse du maire lundi après-midi, alors que des représentants de plusieurs autres sociétés de développement commercial y étaient. «Encore une fois, c’est un projet fait sur une napkin. À force de faire des projets sur une napkin, on va finir par en manquer», a-t-il pesté.

Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon ont critiqué le maire Labeaume, mercredi, pour son « virage à 180 degrés ».
Photo Jean-François Desgagnés

Pas d’excuses de Normand

Le conseiller Patrick Paquet a quant à lui déploré le fait que Rémy Normand n’ait pas sauté sur l’occasion, lundi soir, pour s’excuser auprès des commerçants de la route de l’Église qui avaient été insultés par ses déclarations incendiaires. M. Normand avait dit non à une compensation financière et les avait invités, fin juillet, à se repositionner et à réfléchir «individuellement ou collectivement» au futur de leurs commerces

Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon ont critiqué le maire Labeaume, mercredi, pour son « virage à 180 degrés ».
Photo Jean-François Desgagnés

«M. Normand a refusé de s’excuser et au lieu de ça, il nous a demandé si nous étions présents lors de la conférence de presse et il nous a répondu tout simplement qu’il faisait partie du club des mal-cités. C’est inacceptable de sa part.. Ça aurait été l’occasion parfaite lundi soir [lors de la séance du conseil municipal]», a exprimé M. Paquet.