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Biométhanisation : Énergir pourrait verser 100 M$ sur 20 ans à la Ville de Québec

Énergir signe un contrat pour acheter le gaz naturel produit par la Ville de Québec

Quebec
Photo Stevens LeBlanc La présidente et chef de la direction d’Énergir, Sophie Brochu, était de passage à l’hôtel de ville de Québec, jeudi, pour confirmer la signature d’une entente avec le maire, Régis Labeaume. 

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La Ville de Québec a ratifié officiellement une entente avec Énergir pour le futur centre de biométhanisation. L’entreprise prévoit débourser jusqu’à 100 M$ sur 20 ans pour l’achat de tout le gaz naturel renouvelable qui y sera produit.

Les revenus provenant de la vente de gaz à Énergir – anciennement Gaz Métro – ne sont toutefois pas garantis puisqu’ils dépendront de la quantité de résidus alimentaires traités par la future usine qui sera pleinement opérationnelle en 2022. Les citoyens de Québec seront dès lors invités à trier leurs restants de table et à les déposer dans un sac de couleur distinct à même leur bac à ordures. Il n’y aura pas de bac brun comme dans plusieurs autres villes.

« Ça va aller au rythme de la conviction des gens. C’est à nous à faire la bonne promotion, puis créer ces convictions-là [...] Le succès dépend de la collaboration des citoyens », a reconnu le maire de Québec, Régis Labeaume, en conférence de presse, jeudi, ayant bon espoir d’atteindre la cible de 5 M$ par an. Déjà, la Ville est assurée d’obtenir au moins 2,5 M$ grâce au traitement des boues, qui représentent 50 % des intrants au futur centre.

La Ville avait annoncé en mai dernier une hausse majeure des coûts du projet, qui est passé de 124,5 M$ à 190 M$. Elle sera toutefois « largement compensée » par les revenus additionnels découlant de la vente de gaz, a-t-on plaidé.

La Ville est « visionnaire »

À l’origine, la Ville espérait des ventes de 1 M$ par an, alors qu’elles atteindront finalement 5 M$ par an, à plein rendement, un écart potentiel de 80 M$ sur 20 ans.

La présidente et chef de la direction d’Énergir, Sophie Brochu, a vanté le leadership de la Ville qui « montre l’exemple » et a été « visionnaire », comme Saint-Hyacinthe, en choisissant la biométhanisation au lieu du compostage pour le traitement des résidus alimentaires.

Elle s’est réjouie de la signature d’une entente « gagnant-gagnant » et du « bénéfice environnemental de toute une communauté ».