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Hommage à Chantale Daigle, pionnière du droit à l’avortement

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MONTRÉAL – Il y a 30 ans, la Québécoise Chantale Daigle obtenait, pour toutes les Canadiennes, le droit à l'avortement. Des groupes de femmes ont célébré et commémoré sa victoire lors d’un rassemblement jeudi soir au Lion d’Or, à Montréal.

«C’est la force collective des femmes et des hommes, aussi, qui étaient présents lors de cette manifestation du 27 juillet [1989]. On était 10 000», s'est remémoré Lise Gratton du Centre des femmes La Marie Debout.

En 1989, à l’âge de 20 ans, Chantale Daigle a décidé de se faire avorter après avoir quitté son conjoint de l’époque, Jean-Guy Tremblay, mais celui-ci s’y est opposé. Deux juges québécois ont alors refusé à la femme le droit de procéder à l’intervention.

La militante s’est donc rendue aux États-Unis pour se faire avorter, mais elle a tout de même mené son combat jusqu’en Cour suprême. Le plus haut tribunal au Canada a finalement reconnu son autonomie et son droit de disposer de son corps.

«On a gagné cette bataille-là devant les tribunaux, mais surtout, je crois, dans l’opinion populaire, a témoigné jeudi soir l’avocate et militante pro-choix Andrée Côté. On a réussi à faire comprendre, avec la parole des femmes, qu’il n’y a rien de plus essentiel pour assurer la vraie citoyenneté effective des femmes, le droit de décider si on va être mère ou pas! Il n’y a rien qui change la vie plus que ça!»

Cet événement était l’initiative de la Fédération québécoise du planning des naissances et de l’historienne Louise Desmarais, qui était de la lutte à l’époque.