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Journée de rêve

Un enfant malade a effectué le lancer protocolaire du match à Atlanta, jeudi

Samuel Rosa a lancé jeudi le premier tir à la mascotte des Braves, avant le match contre les Phillies de Philadelphie, à Atlanta.
Photo courtoisie Braves D’atlanta, Kevin D. Liles Samuel Rosa a lancé jeudi le premier tir à la mascotte des Braves, avant le match contre les Phillies de Philadelphie, à Atlanta.

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Un garçon atteint d’un cancer a vécu la plus belle journée de sa vie, jeudi après-midi, lors du match entre les Braves d’Atlanta et les Phillies de Philadelphie au SunTrust Park.

Samuel Rosa, 8 ans, a effectué le lancer protocolaire. Un privilège obtenu grâce à un ancien collègue de son père, un Québécois décédé d’un cancer, qui connaissait bien l’un des membres du conseil d’administration de la formation de la Géorgie.

« Je n’étais pas trop nerveux, a indiqué Samuel au Journal. J’étais content d’avoir effectué le lancer à la mascotte des Braves [Blooper] en présence de mes amis. J’ai lancé une prise et j’étais bien content.

« J’ai eu aussi la chance de rencontrer mon joueur favori, Dansby Swanson, et l’assistant à l’entraîneur des frappeurs, Jose Castro. Ils m’ont signé des balles pour moi et mon frère. »

De plus, son frère William a eu l’occasion de dire le fameux « playball » pour lancer les hostilités du duel. Les Braves l’ont emporté 5 à 4 sur les Phillies, notamment grâce au 40e circuit de la saison du jeune voltigeur Ronald Acuna fils.

Avant et pendant la rencontre, Samuel a participé à des entrevues avec quelques stations de télévision.

L’une d’elles a retenu l’attention de Tom Glavine et Jeff Francoeur qui font partie de l’équipe d’analystes des matchs des Braves. Les deux anciens joueurs de la formation d’Atlanta ont invité Samuel dans leur studio pour en savoir plus sur son histoire. Un beau moment.

Journée signée Patrick

Son paternel Patrick Rosa, originaire de Rosemère, est décédé des complications d’une leucémie myéloïde le 3 août. Au cours des dernières années de sa vie, il n’a pas compté les heures pour diriger les équipes sportives de ses fils.

« C’était émotif et réconfortant à la fois. C’était tellement une belle journée. C’était représentatif de ce que Pat aurait voulu, a indiqué son épouse Valérie Bolduc, dont la famille a déménagé à Atlanta il y a une dizaine d’années. C’était à son image. J’étais tellement contente de voir les enfants avec un si gros sourire.

« Les personnes étaient là pour Pat. On est restés un peu plus longtemps après le match avec les parents de Patrick et nos amis proches. C’est à ce moment que c’était devenu plus émotif.

« On a aussi appris que plusieurs de nos amis à Montréal ont tenté d’écouter le match sur internet. »

La fin d’un chapitre

Samuel et sa maman retournent à l’hôpital ce matin. Le garçon se fera enlever la chambre implantable (port) qui était nécessaire pour ses traitements de chimiothérapie.

« C’est la fin d’un chapitre, a affirmé Mme Bolduc. C’est une visite à l’hôpital qui n’est pas inquiétante. Elle est rassurante. »

Son fils pourra reprendre une vie normale après quelques mois de lutte contre un lymphome hodgkinien. Tout est bien qui finit bien.

La semaine prochaine, ils débarqueront au Québec pour une cérémonie commémorative en l’honneur de Patrick Rosa. Près de 200 personnes y sont attendues.

« Ça fait plus de trois ans que nous ne sommes pas venus au Québec, a ajouté Mme Bolduc. En raison de ses restrictions médicales, Patrick ne pouvait pas voyager au cours des dernières années. Ça va me rappeler des souvenirs et ça sera intéressant de renouer avec nos amis québécois. »