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La Caisse mise 53 millions $ dans le site d'emploi Neuvoo

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Quelques jours après son investissement de 75 M$ dans Element AI, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) mise 53 M$ en capital-actions dans la start-up d’intelligence artificielle Neuvoo, qui a son site de recherche d’emploi.

«On est la plateforme avec le plus d’offres d’emplois sur la planète. On a créé un robot qui va sur les sites carrières des entreprises, et qui rapatrie tout ici», a partagé au Journal le cofondateur de 36 ans de Neuvoo, Lucas Martinez, en commentant l’investissement de la Caisse.

Fondée en 2011, Neuvoo est l’aventure de deux Suisses, Lucas Martinez et Maxime Droux, qui ont laissé l’Europe pour se lancer en affaires ici avec Benjamin Philion.

Neuvoo publie des offres d’emploi qu’elle trouve grâce à des algorithmes poussés d’intelligence artificielle. La jeune firme compte plus de 150 employés dans le monde, dont une quarantaine à son siège social montréalais.

Son équipe informatique est basée à Medellín, en Colombie. Neuvoo possède une dizaine de petits bureaux de vente aux États-Unis, une antenne européenne en Suisse et vient de poser le pied à Singapour.

Mine de rien, Neuvoo affiche 30 millions d’emplois dans 77 pays. D’ici l’an prochain, l’entreprise prévoit même atteindre le chiffre magique de 100 millions de visiteurs par mois.

Nouvelles embauches

Grâce à l’argent de la Caisse, Neuvo va embaucher une cinquantaine de spécialistes en intelligence artificielle au cours des prochains mois.

«On devrait pouvoir doubler notre chiffre d’affaires de 75 M$ l’an prochain», va jusqu’à dire Lucas Martinez,  qui se réjouit de voir la Caisse se joindre à l’aventure.

Pour le v.-p. et chef des investissements au Québec de la Caisse, Charles Émond, «l’intégration réussie de l’intelligence artificielle» de Neuvoo est un véritable modèle à suivre et la positionne en leader mondial dans son domaine.

Quand on demande au patron de Neuvoo, Lucas Martinez, si l’arrivée de Google Jobs a porté ombrage à son site d’emploi, il répond du tac au tac que le géant américain lui a plutôt souri.

«Leur lancement nous a aidés plus qu’il nous a fait mal», conclut l’homme, qui dit avoir vu une hausse de la fréquentation de son site quand la californienne s’est imposée dans ce marché en explosion.