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«Le plus dangereux, c’est le vol d’identité à l’extérieur du pays», selon l'expert Paul Laurier

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Même si l’enquête sur la fuite de données chez Desjardins progresse, les risques de se faire voler son identité sont encore bien réels, rappelle l’expert en affaires policières Paul Laurier.

Selon lui, le plus grand danger à l’heure actuelle est celui de la fraude commise à l’extérieur du Canada.

«Maintenant, avec Equifax et TransUnion à l’intérieur du Québec, on est relativement bien protégés, même s’il y a quelques fraudes qui se font», a-t-il indiqué en entrevue à LCN, jeudi soir.

«Mais c’est vraiment à l’extérieur du Canada que ça devient dangereux», a poursuivi l’expert interrogé par la chef d’antenne Julie Marcoux.

Les gens touchés pourraient ne s’en rendre compte que lorsqu’ils voyagent ou qu’ils décident de s’établir dans un autre pays.

«Vous arrivez dans un pays étranger. On vous a inventé une deuxième nationalité. On a faussement fait un passeport canadien avec votre identité. Il y a donc quelqu’un qui peut présentement commettre des crimes sous votre nom en Europe, dans un pays tiers, et vous ne le saurez que lorsque vous vous présenterez aux douanes», a-t-il donné en exemple.

Paul Laurier croit d’ailleurs que la mise au jour de la fuite chez Desjardins n’a pas freiné pour autant les ardeurs des fraudeurs.

«Des profils, il s’en vole tous les jours, a-t-il souligné. Le crime organisé va recruter des taupes à l’intérieur des banques.»

À son avis, les données d’une personne peuvent valoir entre 25 $ et 50 $ US, tout dépendant ce qu’elles permettent d’obtenir.

«On ne peut pas utiliser toutes ces données-là, a-t-il ajouté. Elles ne sont pas toutes de la même importance.»