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Rouge et Or: premier départ pour Thomas Bolduc

Glen Constantin fera confiance au jeune quart pour remplacer Samuel Chénard

Le quart-arrière Thomas Bolduc devrait obtenir sa chance dimanche au PEPS contre McGill.
Photo Richard Boutin Le quart-arrière Thomas Bolduc devrait obtenir sa chance dimanche au PEPS contre McGill.

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À moins d’un renversement de situation ou d’une blessure, Thomas Bolduc sera aux guides de l’offensive du Rouge et Or de l’Université Laval, dimanche, à l’occasion de la visite de McGill.

Le quart-arrière de première année s’entraîne avec le premier groupe depuis le retour sur le terrain, mercredi. Quant au vétéran Samuel Chénard, il a été prévenu de la situation, mardi, lors d’une rencontre avec le coordonnateur offensif Justin Éthier.

«Mon volume a augmenté un petit peu cette semaine, a mentionné Bolduc avec son plus beau sourire tout en ne voulant pas supputer sur ses chances d’être partant ou non. Depuis le début de la saison, j’ai profité du petit volume pour gagner la confiance des entraîneurs. Quand j’ai été promu deuxième quart-arrière lors du match à Montréal, je savais que j’étais sur la bonne voie pour voir du terrain rapidement.»

Qu’est-ce que Bolduc peut apporter à l’équipe? «Je suis bien dans ma pochette et je décoche rapidement, a-t-il expliqué. C’est parfait pour le style de jeu qu’on préconise compte tenu qu’on mise sur une ligne offensive incroyable et un excellent groupe de receveurs. Je suis aussi à l’aise dans le “zone read”. Je suis capable de lancer dans tous les espaces du terrain ainsi que dans les petites fenêtres, ce qui est ma force. Je mets beaucoup d’efforts à protéger le ballon et c’est un aspect sur lequel Justin (Éthier) place beaucoup d’emphase en raison de la qualité de notre défensive.»

Cordero aussi dans l’action

Éthier n’a pas voulu confirmer l’identité de son partant, mais son plan était clair quand l’équipe a repris le collier, mercredi. Il voulait donner plus de volume à Bolduc. Pivot de première année lui aussi, Jean-Philippe Cordero a également vu plus d’action. «Tout le monde a obtenu plus de volume et on veut que nos quarts-arrière progressent pour le futur, a souligné le coordonnateur offensif lavallois. C’est important que nos jeunes quarts-arrière prennent de l’expérience. C’est vrai pour Thomas qui a bien fait cette semaine, mais c’est aussi le cas pour Jean-Philippe. Il reste un gros entraînement et on prendra notre décision par la suite.»

Comment a réagi Chénard lors de sa rencontre avec le patron de l’unité offensive? «Sam est un compétiteur, a indiqué Éthier. Il a écouté et il a compris. Il n’y a jamais rien d’acquis. Après un match difficile comme celui à Montréal où les Carabins ont été très bons, on se pose des questions sur la suite des choses. Sam a connu un match difficile, mais on sait qu’il peut faire de bonnes choses pour nous.»

Pas de panique

Glen Constantin assure qu’aucun vent de panique ne souffle sur le Rouge et Or.

«Ce n’est pas un geste de panique, a déclaré l’entraîneur-chef. On sait ce qu’on fait et on sait ce qu’on veut faire. Ce n’est pas la première fois qu’on perd contre les Carabins, mais on considère que notre quart-arrière a montré certaines carences dans le match à Montréal et on veut donner plus de volume aux jeunes quarts-arrière. Ça serait mentir de dire que je ne pensais pas que cela pouvait arriver pendant la saison et on s’était préparé, mais Sam est toujours dans le portrait.»

Dans une défaite de 23-18, samedi dernier au CEPSUM, Chénard, dont c’était le troisième départ en carrière, a été victime de trois interceptions. Une d’entre elles au deuxième quart a été ramenée pour un touché par le demi de coin Jean-Sébastien Bélisle sur une distance de 60 verges. Sous pression constamment, il n’a complété que 15 de ses 32 passes pour 86 verges.

Deux amis maintenant rivaux

Pour la première fois en trois ans, Arnold Mbembe pourra plaquer Dimitrios Sinodinos.

L’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval et le quart-arrière de McGill ont évolué ensemble pendant deux ans avec les Cheetahs de Vanier en 2015 et 2016. «À Vanier, je ne pouvais pas le frapper lorsqu’on faisait du 12 contre 12, mais là je vais pouvoir, a raconté Mbembe avec son plus beau sourire. Le but est de mettre de la pression le plus possible. Nous sommes de bons amis et on s’est revu lors du match entre Vanier et le Vieux Montréal il y a deux semaines. On s’est rappelé nos bons moments à Vanier.»

Partant lors des deux dernières parties et en bonne posture pour l’être de nouveau lors de la visite de McGill, Mbembe aime cette bataille à l’interne entre toutes ces jeunesses qui se sont greffées sur la ligne défensive. «On a tous le goût de s’améliorer et tout le monde pousse, ce qui nous rend tous meilleurs, a-t-il mentionné. La compétition me rend meilleur et je ne peux tenir aucune répétition pour acquise. Même si j’étais partant à Vanier, je voulais montrer à chaque semaine que j’étais la personne qui devait jouer. Lors de mes premières parties, j’étais un peu stressé en raison de ma technique mais, à la fin de la journée, ça reste du football.»

Meilleure contribution offensive

Vincent Breton-Robert est conscient que l’offensive doit offrir une meilleure production. «À Montréal, nous avons manqué d’exécution et perdu la bataille des revirements, a souligné le porteur de ballon dont le jumeau Jonathan ratera un deuxième match consécutif en raison d’une blessure à l’aine. L’offensive doit en donner plus. Nous avons une bonne ligne offensive et de bons porteurs et nous devons être en mesure de courir contre n’importe quel front. Quand il y a 7 ou 8 huit joueurs dans la boîte, ça ouvre ailleurs. Nous allons avoir un plan pour répondre à ça, notamment avec des formations musclées.»

Il y a fort à parier que McGill mise sur un plan de match similaire à Montréal en exerçant beaucoup de pression sur le quart-arrière. «On va revoir le plan de Montréal en cours de route, a reconnu l’entraîneur-chef Glen Constantin, mais il faut être capable de courir. On a le personnel pour courir même si l’adversaire vient en surnombre. On ne peut pas se faire dicter ce qu’on doit faire.»