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Poehling: convaincant!

Maple Leafs c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Le jeune Ryan Poehling avait fait bonne impression à son premier match avec le Canadien, en avril dernier, contre les Maple Leafs de Toronto.

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Un match ne devrait pas suffire. Bon, disons deux matchs. Celui de mardi, match préparatoire, et celui de l’an dernier contre les Maple Leafs de Toronto.

Devrait-on sauter à la conclusion que Ryan Poehling réunit tous les éléments pour obtenir une place dans le vestiaire et être sur la liste des effectifs pour le premier match du calendrier régulier ?

La tentation est forte.

Il faudra le voir encore participer à quelques matchs... mais, je suis convaincu que, chez les décideurs du Canadien, on sait très bien qu’on aura à prendre une décision importante.

Comme dans le cas de Jesperi Kotkaniemi, l’an dernier.

Ce qu’on a vu de Poehling lors des deux matchs qu’il a disputés dans l’uniforme du Tricolore, c’est un joueur qui se déplace avec beaucoup d’assurance et qui est bien servi par sa polyvalence.

Quiz

Allons-y d’un petit quiz. Si, mercredi soir, on avait retiré les numéros sur les chandails des joueurs et qu’on vous avait demandé d’identifier un patineur qui se démarque du groupe, possiblement que vous auriez répondu : le grand qui évolue au centre. Celui qui transporte bien la rondelle avec beaucoup d’habileté, celui qui possède une accélération, celui qui ne craint pas d’aller dans la circulation. Au fait, celui qui a encaissé une dure mise en échec, mais qui est demeuré dans le match.

Probablement que vous auriez identifié Poehling.

C’est exactement ce qu’on demande à un jeune joueur. Si vous voulez inviter les décideurs de l’organisation à revoir, match après match, leur évaluation, c’est en se démarquant du groupe par les actions posées dans des circonstances particulières, par la maturité qu’on dégage et aussi par le sens de la compétition.

Jeff Petry n’a-t-il pas noté après le match : « Il était en constante communication avec nous, les défenseurs. »

On ne s’attend pas à ce que Poehling soit un candidat au trophée Maurice-Richard. Il ne marquera pas 50 buts, mais c’est son travail sur 200 pieds qui lui conférera éventuellement un rôle important.

Mais quand ?

Lutte intéressante

Évidemment, on dira au cours des prochains jours qu’il y a le plafond salarial. À cet égard, ce n’est pas un problème. Qu’il y a plusieurs joueurs qui ont des ententes à sens unique ?

Encore là, il y a le ballottage ou encore, le Rocket de Laval.

Les interrogations sont toujours associées aux doutes.

Dans ce cas-ci, doit-on entretenir des doutes sur le talent de Poehling ?

Absolument pas.

Est-ce que le jeune homme mérite alors qu’on étudie la possibilité de lui accorder une audition de 10 matchs, et comme ça devrait fonctionner, qu’on procède ensuite à des transferts au niveau des effectifs ?

Sans aucun doute.

Peut-être devra-t-on également se pencher sur le dossier Cale Fleury, qui a disputé 60 matchs l’an dernier avec le Rocket de Laval, et qui semble avoir gagné la confiance de Claude Julien.

Et on peut comprendre l’entraîneur.

Fleury fait tout pour s’attirer les projecteurs. Il est calme, il prend de bonnes décisions, il démontre un sang-froid particulier dans les situations délicates.

La brigade défensive n’est pas encore complète. On connaît l’identité des quatre premiers, mais pour les postes 5 et 6, il y a une lutte intéressante.

Et Fleury s’avère un candidat qui pourrait mêler les cartes.

Drouin critiqué

Deux matchs préparatoires et déjà Jonathan Drouin s’attire les critiques et nul doute que chez les entraîneurs, on n’a pas apprécié les performances du jeune homme.

C’est vrai qu’il n’a pas brillé.

Le débat n’est pas de savoir s’il devrait jouer au point d’appui ou encore si on devrait lui confier un autre rôle en supériorité numérique. Je comprends qu’il n’a pas été efficace au point d’appui, ça n’a pas été concluant du tout.

Cependant, on va prôner la patience.

Drouin a le talent pour se sortir du bourbier dans lequel il semble empêtré. Ce qu’on souhaite, c’est qu’il justifie son statut de joueur d’influence chez le Canadien. Il doit faire la différence, il doit s’impliquer dans toutes les facettes du jeu. Il doit trouver un moyen pour s’affirmer.

La réponse lui appartient.

C’est à partir du 2 octobre qu’on voudra observer Drouin en pleine possession de tous ses moyens.

Byfuglien imitera-t-il Luck ?

On n’a pas tardé à faire un parallèle entre Dustin Byfuglien et Andrew Luck, l’ex-quart des Colts d’Indianapolis.

Deux athlètes qui ont été frappés par les blessures. Deux joueurs qui s’interrogent à savoir s’ils ont toujours les ressources pour évoluer à la hauteur des standards qu’ils ont eux-mêmes établis.

Luck est parti parce qu’il ne pouvait continuer à pratiquer un sport qui l’a rendu très vulnérable. Blessures, commotion cérébrale.

Byfuglien n’a pas commenté les derniers événements, il demande à ce qu’on respecte sa vie privée. Cependant, il a raté 53 matchs au cours des deux dernières saisons. Même s’il a obtenu huit points lors de la série contre les Blues de St. Louis, peut-être a-t-il ressenti les conséquences d’une commotion cérébrale qui l’a tenu à l’écart du jeu une bonne partie de la dernière saison.

Personne ne sait quelle décision il prendra après quelques semaines de réflexion.

Mais, après 14 ans dans la Ligue nationale, des revenus de 64 millions $, peut-être a-t-il sauté à la conclusion qu’il ne veut plus s’exposer à une autre blessure pouvant avoir des conséquences sur son avenir.

Qui sait ?

Chabot : le joueur de concession

On n’ignorait pas que l’avenir des Sénateurs d’Ottawa passait pour le moment par Thomas Chabot.

Pierre Dorion a confirmé qu’il était le joueur d’exception de la concession en lui présentant un contrat de huit saisons d’une valeur de 64 millions $. Il est l’un des jeunes joueurs les plus talentueux de la ligue, il n’a pas tardé à succéder à Erik Karlsson.

Les Sénateurs, du même coup, lancent un message important à leur clientèle. Eugene Melnyk et son groupe ont la ferme intention de faire des investissements au bon moment pour relancer l’organisation. Au cours de l’entre-saison, ils ont procédé à plusieurs transferts au niveau des effectifs, bref, on veut faire revivre l’espoir chez les partisans.

Malgré tous les changements, on n’accorde aucune chance à cette équipe d’obtenir une qualification aux séries éliminatoires. Cependant, les Sénateurs pourraient être un gros joueur à l’occasion du derby Alexis Lafrenière.