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Retour dans la LNH: «Il ne faut jamais dire jamais» – Patrick Roy

Quebec
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc Patrick Roy aura la tâche de diriger l’un des clubs les plus jeunes de la LHJMQ cette saison. L’entraîneur des Remparts est conscient qu’il s’agit d’un bon défi, mais il apprécie particulièrement le mélange de jeunes joueurs et de vétérans dans son vestiaire.

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Roy répète à qui veut l’entendre qu’il est revenu dans le giron des Remparts pour se faire plaisir et pour avoir du plaisir. Mais qu’en est-il de la possibilité d’œuvrer de nouveau avec une organisation de la LNH?

Même s’il a été rencontré par la direction des Sénateurs d’Ottawa le printemps dernier pour le poste d’entraîneur-chef, une expérience «que j’ai bien aimée», Roy sourit à la question. C’est que son retour dans ses vieilles pantoufles à Québec et le plan de relance de l’équipe semblent avoir modifié ses priorités sur le plan professionnel.

«[Si j’ai une opportunité], c’est quelque chose à laquelle je vais réfléchir, lance-t-il avant de prendre une pause. Les années passent. Un moment donné, on se questionne. J’aime ce que je fais. C’est une vocation qui est différente alors que je peux permettre à des jeunes de vivre une belle expérience et je peux partager mon passé et aider les jeunes à accomplir un rêve, celui d’être un joueur de hockey, mais aussi celui d’être un bon citoyen et de réussir dans autre chose que le hockey pour certains.

«C’est tout autant valorisant en ce qui me concerne, de venir le matin et travailler avec des jeunes pour les aider à bâtir quelque chose, ajoute-t-il en rappelant qu’il adore conjuguer les fonctions de pilote et de directeur général. Il ne faut jamais dire jamais [pour un retour dans la LNH], mais ça commence à être un peu de l’autre côté.»

Un équilibre important

Certains diront que la sagesse vient avec l’âge. À 53 ans, l’ancien gardien étoile se plaît à décrocher du hockey grâce à la flexibilité qu’offrent ses fonctions actuelles. Les contraintes sont moins importantes que dans la LNH.

«Je me plais beaucoup avec la qualité de vie que j’ai. Je vais jouer au golf avec les chums pendant l’été, je suis bien installé au Lac-Beauport, à Noël, on a une dizaine de jours de congé et on part 21 jours sur la route, énumère-t-il.

«Quand on fait une rétrospective de tout ce qui entoure, c’est une belle façon de continuer à véhiculer ma passion en le faisant dans ma ville et dans un environnement qui me plaît beaucoup.»

Quant à son contrat de deux ans qui viendra à échéance au terme de la présente campagne, le «33» ne s’en soucie guère. En avril dernier, le président Jacques Tanguay avait rappelé que Roy «a un contrat à vie» avec les Remparts et qu’il resterait à la barre du club tant et aussi longtemps qu’il le désirerait.

«Le contrat, ce n’est pas une préoccupation pour moi. Je sais que Jacques va toujours prendre soin de moi. Il a toujours été correct avec moi.»