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Remparts 2019-2020: une brigade défensive inexpérimentée, mais talentueuse

Quebec
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc Édouard Cournoyer, Nicolas Savoie et Romain Rodzinski, tous âgés de 17 ans, ainsi que Dylan Schives, 18 ans, sont au cœur de la jeune brigade défensive des Remparts.

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L’attaque fait vendre des billets, mais la défensive gagne des championnats. Les Remparts pourraient bien donner raison à cet adage vieux comme le monde grâce à leurs défenseurs d’avenir.

En excluant le vétéran Darien Kielb, 20 ans, les sept autres arrières québécois affichent une moyenne d’âge de 17,28 ans. Leur talent ne fait aucun doute, mais leur inexpérience pourrait donner quelques maux de tête aux entraîneurs.

«On ne va pas être parfaits. On va encore faire des erreurs. Mais avec le groupe qu’on a, on va tous apprendre de nos erreurs et on va être fort malgré tout avec le talent qu’on a», expose Nicolas Savoie, qui entame une deuxième campagne dans l’uniforme sanctifié alors qu’il a soufflé ses 17 bougies au printemps.

Belle cohésion

Savoie, Romain Rodzinski et Dylan Schives ont traversé l’adversité à leurs premiers pas dans le circuit Courteau, l’an passé. Les vétérans Étienne Verrette et Sam Dunn partis, ils joueront un rôle plus important à la ligne bleue en compagnie des recrues Édouard Cournoyer et Charle Truchon. Ces noms ont fait sourire le grand patron Patrick Roy plusieurs fois pendant le camp d’entraînement et ils espèrent poursuivre sur la même voie.

«On s’entend bien. On n’a pas peur de se parler quand il y a des choses qui vont mal. Je pense que c’est ça qui va faire qu’on sera une belle surprise cette année. On a failli le faire l’an passé en première ronde [contre Halifax] et je pense qu’on va être capable d’accomplir de belles choses», soulignait Rodzinski, qui avait dû attendre jusqu’en février l’an passé pour effectuer ses débuts en raison d’une blessure au dos.

Le principal intéressé préfère d’ailleurs parler de concept d’équipe plutôt que de s’attribuer de futurs mérites par l’entremise du dicton.

«Quand on parle de défensive, on parle aussi d’une équipe. On est cinq sur la glace et on est tous là pour s’aider. C’est ce qui fait gagner des championnats en bout de ligne», précise l’arrière de 6 pi et 192 lb.

Saine lutte

Pour Cournoyer, qui a soulevé le printemps dernier à Magog la coupe Jimmy-Ferrari, emblème de la suprématie du hockey midget AAA, il ne voit que des aspects positifs à partager son temps avec des partenaires baignant dans un groupe d’âge semblable au sien. Une saine lutte se profile à l’horizon.

«On se pousse l’un et l’autre aussi. On compétitionne tous pour un meilleur poste. Ça va nous rendre meilleurs. On veut tous jouer et avoir notre place, mais on reste une équipe», a indiqué le jeune homme de 17 ans.

«Si je suis dans les estrades un match, je ne serai pas fâché après l’autre. Je veux avant tout que l’équipe gagne et connaisse des succès», poursuit Rodzinski au sujet de la bataille interne qui se dessine à l’horizon.