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Voyager pour le jazz

ÉVA 0921 Passeport de star
Photo Agence QMI, Marie-Joëlle Parent André Ménard, cofondateur et directeur artistique du Festival de jazz de Montréal visite New York au moins cinq fois par année pour voir ses artistes préférés ou découvrir de nouvelles productions.

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Le cofondateur du Festival international de jazz de Montréal, André Ménard n’a pas connu le pire des destins. En raison de son travail, il a vu des centaines de spectacles à travers le monde : « Il y a des gens qui voyagent pour trouver le grand amour, alors qu’en voyageant, ma motivation première est de me connecter avec la culture d’un lieu en particulier à travers ses différentes productions », déclare celui qui estime voir encore aujourd’hui, près de 300 spectacles par année. En octobre, il portera le chapeau de guide touristique lors d’une virée jazzy de trois jours qui le mènera jusqu’à New York, un concept élaboré par l’agence de voyages Train-Hôtel inc.

Diriez-vous que vous êtes un grand voyageur ?

Je n’étais pas destiné à l’être, mais je le suis devenu en raison de mon travail. Je fréquente régulièrement de grandes villes comme Londres, New York, et Paris. J’adore séjourner dans ces « villes monde » comme je me plais à les appeler. Des endroits au volume d’activités fort attrayant.

Vous qui êtes grand amateur de musique de jazz, quelles sont vos villes de jazz préférées ?

Londres est une ville de grand intérêt pour le jazz. Auparavant, je trouvais la scène de jazz très dynamique à Paris, mais elle l’est beaucoup moins aujourd’hui ! Alors que Londres a une scène de jazz très diversifiée avec son fabuleux EFG London Jazz Festival en novembre. Un festival éparpillé dans plusieurs salles à travers Londres. Cet événement de référence nous présente tous les courants du jazz anglais des dernières années avec beaucoup de modernité et une grande fraîcheur. À Londres, on ne manque pas non plus le très connu Ronnie Scott’s dans le quartier Soho. Un beau petit club construit en paliers offrant ainsi une bonne vue de la scène et une nourriture de qualité.

Et quelle est la capitale mondiale du jazz, selon vous ?

New York, mais la scène est plus conservatrice qu’à Londres. Les clubs de jazz les plus prestigieux sont encore dans la Grosse Pomme. La Nouvelle-Orléans demeure aussi une destination foisonnante pour les amateurs de jazz ! Leur festival New Orleans Jazz and Heritage est un incontournable. Il se déploie sur une piste de course de chevaux où sont installées des scènes avec plusieurs comptoirs alimentaires. On y entend du jazz bien sûr, mais aussi des styles de musique différents. J’y ai vu Bruce Springsteen et même Billy Joel. D’autre part, j’aime bien déambuler sur la rue Frenchmen au nord de la rue Esplanade. On y trouve plein de petits clubs fort intéressants. Le célèbre club Tipitina’s de 900 places sur la rue Napoleon, où on présente des spectacles de tous les styles de musique, est à voir absolument. Ce bâtiment en bois, reflète bien le côté vintage de New Orleans.

Parlant musique, vous porterez le chapeau de guide touristique afin de faire connaître aux Québécois le jazz de New York ?

J’ai décidé d’appuyer la cause de François Rebello, un ex-député dans La Prairie, qui souhaite voir naître un train de nuit entre Montréal et New York. Entre-temps, son agence de voyages Train-Hôtel inc. offrira un voyage en « wagon piano-bar » attaché au train actuel de jour entre Montréal et New York avec trois nuits d’hébergement à Manhattan et j’y participerai en tant que guide. À bord du train, Liza Melfi chantera accompagnée de son pianiste, et je raconterai l’histoire du jazz de New York, et de tout ce que l’on peut y voir aujourd’hui. À New York, nous visiterons deux gros clubs de jazz, le Blue Note et le Birdland. En fin de soirée, pour ceux qui le souhaitent, nous découvrirons de plus petits clubs de jazz. Rémi Trudel, ancien ministre et professeur à l’ENAP et le chroniqueur au 98.5 FM Richard Chateauvert, prendront également part au voyage intitulé « Voyage à New York politique et jazz ».

Quels sont vos festivals préférés dans le monde ?

Définitivement le Paléo Festival de Nyon, en Suisse. D’ailleurs cet été, ils ont fait un grand salut au Québec, Robert Charlebois et Hubert Lenoir étaient présents et plusieurs autres. Nyon est extraordinaire pour son ambiance et son aménagement dans un grand champ. Il a un angle très world music, avec de grandes scènes où se produisent souvent des artistes américains ou anglais. Le feeling y est vraiment extraordinaire.

Vous êtes aussi amateur d’un festival de rock métal, le Hellfest en France.

Le Hellfest en France
Photo Adobe Stock
Le Hellfest en France

Encore une fois l’aménagement et l’expérience valent le détour. L’événement est à ce point populaire qu’il affiche complet un an à l’avance. Le décor est très impressionnant et il est conçu selon la thématique du heavy métal. Par exemple, les comptoirs de ventes de T-shirts sont aménagés dans des conteneurs, et par-dessus, il y a des flammes en métal d’où jaillit du feu. Une statue géante et permanente rendant hommage à Lemmy Kilmister, le défunt leader de Motörhead, y trône depuis 2016. Cet événement est clairement organisé par des fans, pour des fans.

Vous avez d’autres coups de cœur culturels ?

Voir des spectacles au Brixton Academy dans le quartier chaud de Brixton. Il s’agit d’un ancien cinéma londonien gigantesque pouvant accueillir jusqu’à 5000 spectateurs. Une salle très impressionnante par sa dimension avec un look vintage où j’ai vu les Stones et Bob Dylan. Les petites salles de Broadway de 900 places comme celle du Winter Garden me plaisent aussi beaucoup pour leur proximité avec la scène. Le fameux théâtre shakespearien, Globe Theater et son toit ouvert, près du Tate Modern Museum à Londres, m’enchante également. C’est la seule fois de ma vie où j’ai attrapé un coup de soleil au théâtre. J’avais trouvé l’expérience plutôt exotique.

Où allez-vous pour relaxer ?

La plage de Grace Bay, dans les Îles Turquoises.
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La plage de Grace Bay, dans les Îles Turquoises.

J’ai mes habitudes aux Îles Turquoises. J’ai dû avoir été à Providenciales au moins une quinzaine de fois ! Sur place, je loue une maison et je m’y installe de 2 à 4 semaines. La plage de Grace Bay est l’une des plus belles au monde. Elle fait toujours le top 5 du National Geographic. Une plage agréable à fréquenter et comme c’est une baie, l’eau n’est pas trop agitée.

Kew Gardens à Londres
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Kew Gardens à Londres

À Londres, j’adore relaxer au Jardin botanique Kew Gardens. Un endroit magique. Avec ses arbres exotiques et ses serres victoriennes, l’endroit est empreint de beauté et de sérénité, il m’apporte du réconfort.

Il semble que vous ayez une affection particulière pour la Provence ?

Effectivement. Depuis les vingt dernières années, j’y suis allé très souvent l’été. Je séjourne à proximité de la ville de Cavallo. Ce qui me permet de me rendre facilement au Festival d’Avignon, aux Rencontres de la photographie d’Arles, de visiter la Camargue, et d’assister à des événements à Nice ou à Lyon. Le sud de la France est pour moi une destination de choix où j’aimerais me rendre le plus souvent possible.

Si vous aviez à choisir un endroit dans le monde où résider, où iriez-vous ?

Définitivement le sud de la France, car je m’y sens bien. J’ai de grandes affinités avec la France. Depuis le passage du général de Gaulle en 1967, j’ai vraiment développé une proximité avec ce pays. Je me souviens d’avoir vu le Général passer dans ma rue, et une autre fois le lendemain, sur le site d’Expo 67. Ça m’avait fasciné ! Je suis clairement un francophile


► Pour information : train-hotel.ca.

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