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Ils auraient agressé des ados en groupe

Un duo père-fils et trois autres individus sont suspects

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Photo courtoisie L'accusé, Clément Lamoureux

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Un duo père-fils, deux femmes et un autre homme qui auraient ensemble agressé des filles mineures en Montérégie il y a 20 ans font face à une centaine d’accusations.

Clément Lamoureux, accusé en juin de plus de 40 chefs d’agressions sexuelles sur 14 mineures, entre 1999 et 2016, revient lundi devant le tribunal pour son enquête préliminaire, au palais de justice de Sorel-Tracy.

Dans la foulée de l’enquête policière visant à trouver d’autres victimes potentielles de cet homme de 66 ans, des mandats d’arrestations ont été lancés la semaine dernière contre quatre autres personnes, dont son fils.

Équitation

« Ces gens font tous face aux mêmes accusations d’agression sexuelle avec plusieurs personnes sur deux plaignantes », a précisé vendredi Geneviève Beaudin, procureure de la Couronne.

Les événements seraient survenus à des occasions différentes avec les adolescentes de 13 ans, entre 1999 et 2001, à Saint-Amable. Lamoureux père y tenait à l’époque un centre équestre.

Selon nos informations, toutes ses présumées victimes auraient suivi des cours d’équitation ou fréquenté l’endroit.

Filles amadouées

Lamoureux père aurait amadoué les jeunes filles avant de profiter d’elles, a-t-il déjà été révélé à la Cour.

Le sexagénaire était jusqu’à mercredi le seul à qui l’on reprochait d’avoir agressé ces deux femmes.

Mais depuis, Danny Lamoureux, Sonia Saradjian et Geneviève Jodoin font aussi face à 12 accusations de nature sexuelle chacun.

Ils ont été remis en liberté sous de strictes conditions.

Une cinquième personne impliquée dans cette affaire, résidant à la même adresse que Lamoureux fils, n’a pas encore comparu.

Ces suspects étaient tous dans la vingtaine lors des faits reprochés, mais le lien qui les unit n’est pas encore connu.

Comme les gestes se seraient produits dans un contexte de confiance, certaines personnes interrogées croiraient toujours qu’elles étaient consentantes, a-t-on appris.

Leur âge rendait cependant toute relation sexuelle avec un adulte illégale.