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Une erreur prive Stroll d’un top 10

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Photo AFP Lance Stroll a conclu le Grand Prix de Singapour à la 13e place.

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Une faute et une fuite d’huile ont privé les deux pilotes de l’écurie Racing Point d’inscrire des points précieux, dimanche, au Grand Prix de F1 de Singapour.

Lance Stroll, classé 13e à l’arrivée après s’être élancé du 16e rang, avait une occasion en or de terminer parmi les 10 premiers, mais sa gaffe au 41e tour a tout gâché. Victime d’une touchette avec le mur, il a dû s’arrêter une deuxième fois pendant la course pour remplacer un pneu crevé et un aileron avant endommagé.

Le pilote québécois a été le seul des 20 engagés à effectuer trois arrêts au puits de ravitaillement pendant cette longue épreuve qui a presque atteint la limite des deux heures.

Après la deuxième de trois interventions de la voiture de sécurité, Stroll a été victime de sa témérité.

Peloton musclé

« J’ai commis une erreur en touchant un mur de protection, a-t-il avoué. Le secret d’un bon résultat à Singapour, c’est justement de les éviter.

« Ce contretemps nous a coûté beaucoup de temps et surtout des points au championnat. Je pense honnêtement que nous étions bien placés pour rallier l’arrivée en bonne position. C’est un autre week-end à mettre derrière nous. »

Après sa dernière halte, Stroll, dont la monoplace était chaussée des pneus les plus tendres, a bien tenté d’améliorer son sort en fin de parcours quand il a été au centre d’une bataille animée avec Romain Grosjean et Carlos Sainz qui, dans l’ordre, ont terminé juste devant lui.

Abandon provoqué

Sergio Pérez, lui, roulait à la 10e place quand il a dû immobiliser sa monoplace en bordure de piste à peine quelques instants après la mésaventure de son coéquipier Stroll au 41e tour.

Une fuite d’huile de la Racing Point du pilote mexicain, détectée par ses ingénieurs, a signifié la fin des émissions. Pour protéger le moteur et une possible pénalité à la prochaine course (dès ce dimanche en Russie), on a provoqué son abandon.

« Nous avons été patients, a expliqué Pérez, en espérant remonter le peloton, ce que nous avons réussi à faire. C’est dommage, car aux deux tiers de la course, la récolte de quelques points était possible. »

Ce qu’il faut retenir

Trois en trois pour les Rouges

Mercedes voit rouge, c’est le cas de le dire. Sa grande rivale Ferrari, dont la trêve estivale a fait le plus grand bien, vient de remporter trois courses de suite, ce qui ne s’était pas vu depuis la série de quatre victoires consécutives de la Scuderia lors des Grands Prix de Malaisie, Bahrëin, Espagne et Turquie en 2008 avec Felipe Massa et Kimi Räikkönen à bord.

La colère justifiée de Leclerc

En route vers un troisième gain d’affilée, Charles Leclerc s’est fait piéger par l’arrêt hâtif de son coéquipier Sebastian Vettel. Le Monégasque avait toutes les raisons de fulminer après l’épreuve. Parti en position de tête, il a connu un départ parfait, et a contrôlé la course à sa guise avant de voir son patron favoriser le quadruple champion du monde.

Giovinazzi a sauvé son volant

Le deuxième volant de l’écurie Alfa Romeo est l’un des seuls du plateau à ne pas avoir été confirmé pour la saison prochaine. Autant Antonio Giovinazzi, actuel partenaire de Kimi Räikkönen, se trouvait sur un siège éjectable récemment, autant aujourd’hui, sa place est de plus en sécurisée. Le jeune Italien, malgré une pénalité de 10 secondes imposée au terme du Grand Prix de Singapour (pour avoir roulé trop près des commissaires de piste pendant une neutralisation), s’est classé au 10e rang. Il inscrit un troisième point à ses deux derniers départs non sans avoir mené temporairement la course, hors séquence il est vrai, pour la première fois de sa carrière.