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Une poursuite pour forcer la réfection de la maison Pollack

La Ville a réagi et souhaite faire bouger les choses

La maison Pollack, résidence à valeur patrimoniale supérieure, située sur Grande Allée, est dans un très mauvais état.
Photo Jean-François Desgagnés La maison Pollack, résidence à valeur patrimoniale supérieure, située sur Grande Allée, est dans un très mauvais état.

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L’avocat municipal François Marchand a présenté une poursuite pour forcer le propriétaire de la maison Pollack, résidence de la Grande Allée à valeur patrimoniale supérieure mais en décrépitude, à amorcer sa réfection immédiatement.

Alors que la Ville de Québec a enclenché les procédures d’expropriation contre le propriétaire de la maison Pollack déjà aux prises avec des infractions dépassant les 15 000 $, voilà que l’avocat municipal François Marchand s’invite dans le débat. L’ex-candidat à la direction de Démocratie Québec a déposé une poursuite pour forcer le début des travaux rapidement.

Reconnue grâce à ses colonnes imposantes construites par le propriétaire homme d’affaires Maurice Pollack, la maison de style néo-baroque est à l’abandon depuis environ sept ans. Des échafauds retiennent les colonnes alors que la grande demeure n’est plus habitée ni chauffée depuis toutes ces années.

L’état d’insalubrité de la maison Pollack a poussé la Ville à émettre plusieurs infractions jusqu’à lancer des procédures d’expropriation l’hiver dernier. L’avocat affirme maintenant qu’il s’agit d’une question de « santé publique », mais que la Ville « néglige » de régler le problème.

Forcer la main

De plus, il estime que la Ville peut faire appel à la cour pour qu’elle autorise l’administration municipale à faire les travaux et à refiler la facture au propriétaire.

Pour forcer la main au propriétaire Stevens Coulombe et à Québec, Me Marchand demande à la cour de forcer le propriétaire à commencer les travaux dans les 10 jours suivant un jugement. Si les travaux ne sont pas exécutés, il demande alors à la Cour supérieure d’autoriser la Ville de Québec à faire les travaux pour qu’elle refile la facture au propriétaire ensuite.

En fin de journée, la Ville de Québec a annoncé dans un communiqué que devant l’absence de résultat avec le propriétaire, elle souhaite « clore ce dossier et envisage l’acquisition des lieux dans un avenir proche ».