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Et si ça devenait excitant?

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Détrompez-vous, mon excitation envers le Canadien n’a rien à voir avec le dossier de 4-1 de l’équipe dans les matchs préparatoires. Pas plus que je n’ai été assimilé par une faction occulte au service du Temple visant à me rendre, moi aussi, marchand d’espoir.

Je crois cependant que si la fenêtre d’opportunité peut se refermer en une mauvaise décision de gestion, elle peut certainement s’ouvrir dans le cas contraire.

Marc Bergevin a selon moi erré à la date limite des transactions la saison dernière. Des joueurs intéressants ont changé d’adresse en retour de choix au repêchage et espoirs de second ordre, un prix que le Canadien aurait pu payer sans nuire à son grand plan...

Une seule acquisition afin de pimenter l’attaque massive jusque-là anémique aurait pu faire la différence dans le dernier droit de la saison et permettre au Tricolore d’entrer en séries.

Une fois dans le gros tournoi, avec la qualité de hockey offerte par Carey Price et l’union qui régnait au sein de la troupe de Claude Julien, le Canadien eut pu franchir le premier tour. Et tout ça sans hypothéquer son crucial avenir...

De belles histoires

Vrai que deux rondes de séries n’auraient sans doute pas permis de réclamer Cole Caufield au repêchage de juin. Comme il va en scorer 40 par saison pendant 10 ans, je vivrai avec ces écrits...

Plus sérieusement, contrairement à ce à quoi le CH nous a habitués depuis trop longtemps, les belles histoires se multiplient à ce camp 2019. Ryan Poehling, nonobstant la commotion cérébrale regrettable qu’il a subie à Bathurst, demeure à mon avis le visage de ce camp. Assez pour prétendre à un poste régulier pour toute la saison s’il est en santé. Assez pour liquider Nate Thompson, qui, à l’instar de quelques autres, a été gracié d’un contrat à un volet trop tôt dans la saison morte.

Nick Suzuki est tellement brillant sur la patinoire. Il a une qualité que peu possèdent ; il ne se contente pas de savoir où est la rondelle, il sait ou elle sera la seconde suivante. Il met en scène l’action, ralentit le jeu ce qu’il faut. Il a l’air lent, comme le gars dans La Matrice... Cette intelligence s’inscrit quelque part entre Wayne Gretzky et Mike Ribeiro. Je suis assez impressionné pour le croire capable d’évoluer au centre dans le top 6 de qualité. Pas tout de suite, mais avant longtemps.

Essais erreurs

Cale Fleury est une éponge. Il s’adapte à un très bon rythme. Il incarne le succès du département de développement, redynamisé par l’arrivée de Joël Bouchard avec la filiale de Laval. Avec un corps défensif digne, Fleury passerait une autre saison complète à apprendre de

Bouchard. Le Canadien n’a pas ce luxe. Fleury pourrait donc apprendre en essais erreurs sous nos yeux avec l’équipe première.

Cayden Primeau verra beaucoup de rondelles avec le Rocket. Il devra y démontrer une capacité d’ajustement. La ligue américaine n’est pas simple pour les gardiens. Parlez-en à Charlie Lindgren, qui, jusqu’ici chez les pros, a été meilleur dans la LNH que dans la AHL.

Ce camp 2019 répond aux attentes et laisse présager de beaux moments pour le Canadien. Reste à savoir à quel rang parlera l’équipe au repêchage de juin présenté ici à Montréal...