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Le marathon de Santa Banana

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Photo AFP Le Marathon de Montréal a démarré avec près de 50 minutes de retard dimanche.

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Je n’aurais pas dû revoir les films d’Elvis Gratton en fin de semaine. Surtout celui qui se passe à Santa Banana.

Quand j’ai pris connaissance de tout ce qui s’est passé au Marathon de Montréal, j’ai eu de la peine et j’ai eu honte.

J’ai eu de la peine pour le jeune ingénieur de 24 ans qui est mort après s’être effondré près de la ligne d’arrivée du demi-marathon.

On le sait, en cas de malaise cardiaque ou d’AVC, la rapidité de l’intervention des secours est capitale. C’est là que la partie se joue. Le temps... et la compétence et les outils disponibles pour les secouristes.

Pour l’instant, les témoignages indiquent qu’il y a lieu de poser de très sérieuses questions sur ce qui s’est passé dans les huit ou neuf minutes qui ont suivi l’effondrement du coureur.

Le personnel était-il suffisant et bien préparé ? A-t-on agi dans les règles de l’art ? Surtout qu’il faisait chaud et que le départ avait été honteusement retardé de 50 minutes.

Le marathon est un sport extrême qui exige un encadrement professionnel haut de gamme. Était-ce le cas ce week-end à Montréal ?

Des années de bonheur volées

De la peine donc pour ce jeune homme de 24 ans. Il s’est fait voler au moins 60 ans de vie. Il s’est fait voler des années de bonheur, des années qu’il aurait pu consacrer à aimer et élever des enfants. Des années à écouter Mozart ou AC/DC. Des années à se perdre dans sa peinture favorite. Des années à aider et à soutenir de plus vulnérables qui auraient compté sur lui.

Et de la honte en sachant que des dizaines de pays dans le monde ont appris presque en direct que le Marathon de Montréal était retardé. Pas 10, pas 20 minutes. On parle de 50 minutes.

Cinquante minutes à sautiller sur la ligne de départ. Cinquante minutes pendant que la direction cherchait du personnel pour assurer la bonne marche du marathon.

Cinquante minutes à angoisser sur les effets de ce retard sur l’hydratation du corps, sur les réserves d’énergie, 50 minutes à jouer avec sa concentration.

C’est quand même pas juste de la faute des milléniaux qui ne se sont pas pointés à la job...

Juste à Santa Banana...

DANS LE CALEPIN – J’ai capoté pendant le tournoi de la Coupe Laver. Ben raide. Capoté de voir Rafael Nadal et Roger Federer, côte à côte, encourager leurs confrères qui défendaient les couleurs de l’Europe contre le monde. Capoté de voir le visage défait de Milos Raonic après le match décisif. Une douleur qui partait de loin, qui portait la peine de tous ses coéquipiers.

À souligner, le travail de l’analyste Marie-Ève Pelletier. En voilà une qui s’est beaucoup, beaucoup, beaucoup améliorée.

Quel spectacle ! Et ça va être encore plus extravagant à Madrid le 18 novembre lors de la présentation de la Coupe Davis dans la nouvelle formule.

Tous les pays qualifiés seront dans le tournoi. En même temps. Federer, Nadal, Félix, « Shapo », Djokovic, tous, la même semaine. En équipe. Défendant les couleurs du drapeau national. J’espère pouvoir y aller...

Joe Poulin à la rescousse

On a eu droit à différents sauveurs dans le dossier des Alouettes. Tous d’anciens Montréalais qui vivent ailleurs en Amérique. Ça recommence. Le commissaire Randy Ambrosie compte maintenant sur Joe Poulin pour acheter les Alouettes.

Joe qui ? Joe Poulin était riche à 30 ans. Il a fondé une application à la base d’une entreprise devenue Luxury Resorts. L’entreprise loue des appartements et des maisons très luxueuses dans les endroits les plus exotiques sur la planète. Avec personnel et voitures.

Airbnb a acheté Luxury Resorts pour 300 millions. Et Ambrosie essaie de convaincre le jeune Poulin d’investir dans les Alouettes.

Même si les Zoiseaux sont excitants et explosifs depuis quelques mois, rien ne dit que ça va se poursuivre. On ne bâtit pas une business de football parce que l’équipe est revenue de l’arrière une couple de fois. C’est mille fois plus complexe. Les partenaires, les commanditaires, les joueurs, les réseaux de télé et de radio, la vente des billets, c’est une énorme machine à faire rouler.

C’est pour ça qu’aux dernières nouvelles, Éric Lapointe attend toujours l’occasion de mettre la main sur une équipe et une organisation qu’il est le seul à savoir faire fonctionner sérieusement.

Encore deux semaines à niaiser et on va savoir...

Jean Pascal à la fête d’Adonis

Les temps changent. La merveilleuse Sisi God a organisé une fête pour l’anniversaire d’Adonis Stevenson. Une fête grouillante d’amis et de proches. Et parmi les invités, assis devant Adonis qui participait à la fête se trouvait un nouveau champion du monde intérimaire. Lui-même en personne. Jean Pascal.

Comme quoi, dans les épreuves, bien des barrières tombent. Et les chicanes prennent le bord.

Bonne fête, champion.