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Trump ironise sur Greta Thunberg, cette «jeune femme très heureuse»

Trump ironise sur Greta Thunberg, cette «jeune femme très heureuse»
AFP

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 NEW YORK, États-Unis | Le président américain Donald Trump a ironisé mardi sur la jeune activiste du climat Greta Thunberg, qui s'était exprimée la veille au bord des larmes devant l'ONU, en twittant qu'elle avait «l'air d'une jeune femme très heureuse».  

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 La jeune Suédoise de 16 ans, devenue le symbole de la révolte des jeunes contre l'inaction face à l'urgence climatique, a interpellé lundi les dirigeants mondiaux dans un discours passionné, les accusant d'avoir «volé ses rêves et son enfance», d'une voix pleine de colère et de larmes contenues.     

 «Elle a l'air d'une jeune femme très heureuse qui regarde vers un avenir merveilleux et souriant. Tellement agréable à regarder!» a ironisé le président américain, notoirement imperméable aux enjeux climatiques et qui a retiré son pays de l'Accord de Paris.    

 Le tweet a été posté au-dessus d'une vidéo du discours de Greta Thunberg, dans lequel elle déclare notamment: «les gens souffrent, les gens meurent, des écosystèmes entiers s'effondrent. Nous sommes au début d'une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c'est d'argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle? Comment osez-vous?!»     

 Le tweet de Donald Trump a scandalisé de nombreux internautes, suscitant 16 000 réponses en trois heures.    

 «Donald Trump s'en prenant à une jeune femme innocente, c'est absolument dégoûtant», a ainsi écrit l'un d'entre eux. Mais de nombreux autres ont abondé dans le sens du président américain, accusant la jeune militante, qui souffre du syndrome d'Asperger, d'avoir subi «un lavage de cerveau».    

 Greta Thunberg et Donald Trump se sont brièvement croisés lors d'un sommet de l'ONU sur le climat à New York, où le président américain a fait une apparition surprise d'une dizaine de minutes. Une vidéo prise à l'instant où ils se croisent montre la jeune fille fusillant du regard Donald Trump.  

 Greta Thunberg y est allée d’une pointe envers le président Trump en changeant le message d’accueil de son compte Twitter, mardi.  

Trump ironise sur Greta Thunberg, cette «jeune femme très heureuse»
Twitter

 «Une jeune femme très heureuse qui regarde vers un avenir brillant et magnifique», peut-on lire.  

 Macron répond à Thunberg: porter plainte, «pas sûr que ce soit la voie la plus efficace»  

 Emmanuel Macron a estimé mardi que la plainte de Greta Thunberg contre la France n’était pas « la voie la plus efficace » pour lutter contre le changement climatique et que des « positions très radicales » sont « de nature à antagoniser nos sociétés ». 

 « Je ne suis pas sûr que ce soit la voie la plus efficace », a réagi sur Europe 1 le président de la République, depuis New York où il assiste au sommet de l’ONU sur le climat.  

Trump ironise sur Greta Thunberg, cette «jeune femme très heureuse»
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 Depuis la tribune de l’ONU à New York, l’adolescente suédoise a demandé lundi soir, au nom des milliers de jeunes qui la suivent, des comptes aux dirigeants mondiaux, qu’elle accuse de « trahison » sur les questions du dérèglement climatique.   

 Aux côtés de quinze autres jeunes, elle a déposé une plainte inédite devant le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU, contre cinq pays, l’Argentine, le Brésil, la Turquie, mais aussi l’Allemagne et la France.  

 « Toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles. Mais il faut qu’elles se concentrent maintenant sur ceux qui sont le plus loin, ceux qui essaient de bloquer. Je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd’hui, sont en train de bloquer », a plaidé le chef de l’État.  

 « Quand je vois qu’on va fermer l’ensemble de nos activités charbon, qu’on stoppe l’exploitation d’hydrocarbures, qu’on est en train de bouger, je ne suis pas sûr que ce soit la voie la plus efficace », a-t-il ajouté, en estimant que « des positions très radicales (sont) de nature à antagoniser nos sociétés ».  

 « Je ne suis pas sûre qu’on mobilise avec du désespoir, avec presque de la haine, en montant les uns contre les autres », a également mis en garde sur France Inter la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson.  

 « Bien sûr » que Greta Thunberg en fait trop, a encore jugé le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, en réponse à une question de BFMTV.