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Une coupe pour faire le deuil

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Photo d’archives Les joueurs de l’Impact ne pourront se fier uniquement à la magie d’Ignacio Piatti, comme ils l’ont fait dans le match aller du championnat canadien.

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Même les partisans les plus optimistes comprennent que la saison MLS de l’Impact est terminée. Le personnel technique de l’équipe a confirmé cet état de fait samedi en reposant son meilleur joueur pour le match contre le Galaxy de Los Angeles.

En l’absence de Nacho Piatti en plus des forfaits sur blessure de Maxi Urruti et Bojan Krkic, le Bleu-blanc-noir n’avait pas beaucoup de munitions pour embêter l’adversaire sur son terrain. Il faut toutefois dire qu’il est bon an mal an difficile de gagner à L.A. La difficulté est décuplée cette année avec la présence de Zlatan Ibrahimovic.

Cela dit, le Galaxy n’est pas invincible, même à domicile. L’Impact lui a donné du fil à retordre cette fin de semaine et nous avons aussi pu constater que Zlatan est humain. Il a raté deux occasions en or qui auraient pu lui valoir un deuxième tour du chapeau de suite et un pointage fort différent du 2 à 1 en faveur du Galaxy.

Qu’à cela ne tienne, il faut faire son deuil de la saison MLS et, comme je l’ai écrit la semaine dernière, se concentrer sur le match de demain, le dernier du championnat canadien.

Une victoire de l’Impact face à son ennemi juré, le Toronto FC, pourrait en partie sauver une saison atroce.

Rien n’est gagné

En début d’année, déformation professionnelle oblige, j’étais optimiste à propos de l’Impact. J’imaginais pour le XI montréalais une meilleure saison que la précédente.

Malheureusement, l’équipe a dérapé et s’est retrouvée au fond du baril le temps de le dire. Son objectif de se qualifier pour les séries éliminatoires est à l’eau, mais celui de gagner la coupe des Voyageurs est toujours bien vivant.

Malgré tout, ce match retour contre le Toronto FC risque d’être plus difficile à gérer que la victoire de 1 à 0 récoltée au stade Saputo, mercredi dernier.

D’abord, parce que Toronto a confirmé sa place en séries en fin de semaine. Ensuite, parce que j’imagine que l’entraîneur Greg Vanney enverra ses meilleurs joueurs sur le terrain dès le début de la rencontre.

Les Altidore, Pozuelo et Bradley devraient y être dès le coup de sifflet initial, ce qui n’était pas le cas à Montréal.

Dans ce combat de la dernière chance, l’Impact va répliquer avec un Piatti reposé. Son but magnifique dans le match aller a conféré un avantage aux Montréalais.

Cette fois-ci, le magicien argentin ne pourra tout faire seul et aura besoin de soutien de la part de tous ses coéquipiers. J’insiste, tous ses coéquipiers.

Autre chapitre de la rivalité

À la veille de ce match retour du championnat canadien, j’ai en tête le dernier affrontement important entre le Bleu-blanc-noir et les Reds : la demi-finale de l’Est en 2016.

En ce sens, l’Impact a fait un meilleur premier match parce qu’il n’a pas accordé de but sur son terrain.

Trois ans plus tôt, il avait laissé le TFC en marquer deux, ce qui le plaçait dans une position difficile au retour.

Demain, l’Impact devra spécifiquement avoir l’œil, si ce n’est les deux, sur l’attaquant torontois Jozy Altidore. Ce dernier se plaît à jouer contre le XI montréalais, son physique donnant souvent des problèmes à la défense des Bleus.

Ensuite, il faudra minimiser l’influence d’Alejandro Pozuelo. Surtout, il ne faut pas que l’Espagnol prenne en charge le match et tire les ficelles en attaque. Son flair et son sens offensif sont parmi les meilleurs de la MLS. S’il se sent à l’aise, les milieux de l’Impact pourraient avoir le tournis.

Finalement, il faut profiter de la saison en demi-teinte de Michael Bradley. Le capitaine du TFC ne connaît pas une bonne saison et le déranger, c’est aussi remettre en doute les fondations mêmes de l’adversaire.

Au bout du compte, les joueurs de l’Impact devront reconnaître l’urgence. Ils ne pourront plus se fier uniquement à la magie de Piatti, comme ils l’ont fait dans le match aller.

Une dernière fois pour toutes, le Bleu-banc-noir devra montrer un engagement physique et émotif à la mesure du rendez-vous.

Il nous doit bien ça cette année...