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Magnifiques Magnificats

Les Violons du Roy lancent leur 36e saison avec la famille Bach

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Les Violons du Roy ont sorti l’artillerie lourde, mercredi, pour lancer leur 36e saison, avec les Magnificats de la famille Bach. Un concert qui réunissait l’ensemble québécois, cinq solistes et La Chapelle de Québec, pour un total de 65 musiciens.

La Salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm était remplie pour cette soirée constituée de trois œuvres distinctes, écrites par Johann Sebastian Bach et ses fils Johann Christian et Carl Philipp Emanuel. Des Magnificats écrits entre les années 1723 et 1760.

Les Magnificats sont des cantiques chantés par la Vierge Marie, lorsqu’elle rend visite à sa cousine Élisabeth, après avoir appris, par l’archange Gabriel, sa maternité divine.

L’ensemble de Québec, qui effectuera une première tournée en Asie, entre le 29 octobre et le 5 novembre, a interprété, à quelques reprises, le Magnificat en ré majeur du « père », mais il s’agissait d’une première pour ceux composés par ses fils.

Le Magnificat de Johann Sebastian Bach est considéré comme une œuvre chorale majeure du compositeur allemand. Et avec raison.

Dès les premières notes produites par les Violons du Roy, dirigés par Jonathan Cohen, on effectue un voyage dans le temps et on se retrouve au début du 18e siècle.

Une œuvre complète

L’œuvre est magnifique et débute en force avec des solos des sopranos Myriam Leblanc et Hélène Guilmette.

Celui de cette dernière est savoureux avec les sonorités de hautbois de Jean-Luc Côté, l’orgue de Mélissande McNabney, les coups d’archet du violoncelliste Benoît Loiselle et le chœur de La Chapelle de Québec qui s’imbrique avec le sixième de 12 mouvements.

Et quelques instants plus tard, le ténor Thomas Walker et le contre-ténor Anthony Costanzo unissent leurs voix dans un moment tout à fait céleste.

Il y a de tout dans cette œuvre. Des chœurs, une variété de tons de voix, des solos, duos et trios, de belles lignes musicales, de la subtilité et aussi de la puissance.

Le Magnificat de Carl Philipp Emanuel Bach, présenté après l’entracte, a permis à la soprano québécoise Hélène Guilmette de se distinguer durant le deuxième mouvement. Elle aurait certainement mérité une belle salve d’applaudissements, mais le public s’est retenu, pour ovationner les artistes à la fin du concert.

Cette œuvre de Carl Philipp Emanuel Bach, deuxième fils de Johann Sebastian, est très intéressante. Elle respecte l’œuvre du père tout en mettant un pied affirmé dans la modernité. La Chapelle de Québec a été impeccable et solennelle dans le quatrième mouvement.

Et le contre-ténor américain, l’excellent Anthony Costanzo, a fait tourbillonner sa voix unique lors du septième mouvement.