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Matane/Côte-Nord: de nombreux inconvénients liés aux annulations de traversées

Matane/Côte-Nord: de nombreux inconvénients liés aux annulations de traversées
NM Saaremaa - PHOTO COURTOISIE

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Les annulations de traversées entre Matane et la Côte-Nord entraînent de nombreux inconvénients et des frais pour les clients de la Société des traversiers du Québec (STQ).

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C’est le cas d’une citoyenne de Sept-Îles et de sa mère qui ont dû se débrouiller et sortir leur carte de crédit pour entrer chez elles par avion jeudi matin.

Les frais d’hôtel, de taxi et d’avion qu’a dû débourser Diane Sonier pour revenir à Sept-Îles avec sa mère s’élèvent à 884$.

Les deux femmes s’étaient rendues sur la rive sud du fleuve pour des funérailles, sans voiture.

Elles devaient revenir mercredi après-midi, mais la traversée vers Godbout a été annulée à cause du mauvais temps. Elles ont dû louer une chambre d’hôtel à Matane dans l’espoir de traverser le fleuve jeudi matin.

En pleine nuit, Diane Sonier a été avisée que la traversée qu’elle devait prendre était annulée à cause d’un bris mécanique. Après avoir jonglé avec l’idée de louer une voiture pour prendre un autre traversier, elle a décidé d’acheter des billets d’avion.

«650$ de billets d’avion, 114$ de taxi, 120$ d’hôtel, plus les repas de la journée d’hier et d’aujourd’hui, et le manque de travail parce que je suis arrivée plus tard au travail ce matin. Ça a beaucoup d’incidences. J’ai quand même voyagé avec ma maman, qui a 81 ans. Mon père était ici, il attendait. C’est des inquiétudes pour tout le monde qui sont stressantes pour gérer tout ça», a relaté Mme Sonier.

Diane Sonier tentera d’obtenir un remboursement de la STQ.

Si elle a pu se débrouiller parce qu’elle en a les moyens financiers, elle pense à d’autres clients de la STQ, plus vulnérables et moins débrouillards.

Elle croit que le service de navettes aériennes entre Mont-Joli et les villes nord-côtières de Sept-Îles et de Baie-Comeau, mis en place l’été dernier par la STQ, devraient devenir permanents.

«Cela éviterait bien des casse-têtes lors de l’annulation des traversées», a-t-elle conclu.