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Retour en force du chevreuil à Anticosti

Un autre chasseur heureux. Gilles Dubois (à gauche) a récolté ce mâle de six pointes au panache impressionnant, en compagnie du guide René Bourque.
Photo collaboration spéciale, Julien Cabana Un autre chasseur heureux. Gilles Dubois (à gauche) a récolté ce mâle de six pointes au panache impressionnant, en compagnie du guide René Bourque.

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PAVILLON MCDONALD | Le chevreuil est véritablement redevenu le maître à Anticosti. Il a recommencé à être omniprésent pour les amateurs de chasse qui fréquentent présentement ce territoire unique au monde.

À l’instar de bien des chasseurs qui visitent l’Île depuis plusieurs années, j’avais constaté au cours des deux dernières saisons une baisse du cheptel. Le chevreuil se faisait plus rare.

Au cours de la dernière semaine, j’ai eu la chance de vivre une aventure de chasse au Pavillon McDonald. J’ai pu constater par moi-même que tout ce qui m’avait été mentionné sur le retour en force du chevreuil était pleinement fondé. À notre première journée de chasse, le groupe avait vu plus de 70 chevreuils, ce qui était plus que le total de la semaine entière de chasse de l’automne dernier.

Tous les chasseurs que j’accompagnais s’entendaient pour dire qu’il y avait très longtemps qu’ils n’avaient pas vu autant de bêtes. La même danse s’est poursuivie toute la semaine, nous permettant d’admirer plusieurs centaines de chevreuils.

Dès notre arrivée, le spectacle qui s’offrait à nous dans le village de Port-Menier augurait très bien. La présence de nombreux chevreuils sur les lieux nous faisait espérer vivre une telle semaine de chasse. C’est un indice qui ne trompe pas. Lorsque le chevreuil est très présent au village, c’est la démonstration naturelle d’une population en santé.

Conditions gagnantes

Pour nous aider dans notre aventure, nous avons pu compter sur un guide d’expérience pour qui Anticosti n’a plus de secrets, ou presque. Même s’il dit penser à la retraite, il guide sur le territoire de McDonald depuis 1974.

René Bourque a toujours le feu dans les yeux lorsqu’il voit apparaître un beau buck. Sa connaissance du territoire et son habileté à deviner le comportement du chevreuil nous ont permis de faire une récolte de mâles très intéressants. Il y avait longtemps que je n’en avais pas vu autant durant un même séjour.

Même si l’hiver dernier a été plutôt difficile dans l’ensemble du Québec, avec entre autres des quantités de neige très importantes, à l’Île, le chevreuil a pu tirer son épingle du jeu.

« Le pire moment pour perdre des chevreuils, c’est au printemps, alors qu’il doit vivre sur ses dernières réserves et affronter parfois des tempêtes importantes », rappelle le directeur de Sépaq Anticosti, Robin Plante.

« Ici, le printemps a été long comme ailleurs, mais favorable au chevreuil. La nuit, le gel faisait en sorte que le chevreuil pouvait se déplacer sur la neige et avoir accès à la nourriture. Il pouvait ainsi se ménager et arriver à se tirer d’affaire. C’est ce qui explique en grande partie que nous avons cette saison une population très importante. »

La présence de nombreux jeunes auprès des femelles et de daguets en quantité démontre hors de tout doute que la population est dans une phase ascendante. Plusieurs jeunes mâles de quatre et six pointes ont été vus et récoltés, ce qui augure très bien pour l’avenir, où on devrait retrouver de nombreux mâles adultes de huit pointes et plus.

Une réussite

Les membres du groupe ont su profiter de cette école très spéciale pour réussir leur chasse de belle façon. Mes amis du Maine, Curie Skidgell et Roland Singer, ont réussi à récolter leurs mâles, dont un beau huit pointes pour Curie, celui qu’elle attendait depuis longtemps. Harry Barr et sa conjointe Françoise Dumas, qui en était à ses premières armes, ont réussi facilement leur chasse. Votre humble serviteur et ses compagnons Gilles Dubois et Nil Lefrançois n’ont pas eu de difficultés à sélectionner les chevreuils qu’ils désiraient.

Vraiment, c’est le retour des belles aventures de chasse à Anticosti.

Pour connaître les disponibilités restantes d’ici à la fin de la saison, vous pouvez joindre les gens du bureau de Sépaq Anticosti à Port-Menier au 418 535-0231. Vous ne regretterez pas une partie de chasse au pays d’Henri Menier.

Nouvelle auberge à Port-Menier

La deuxième partie de la nouvelle Auberge de Port-Menier sur l’île d’Anticosti, verra finalement le jour.

On se souviendra qu’il y a quelques années, l’ancienne Auberge avait été la proie des flammes. Depuis ce temps, la Sépaq Anticosti avait procédé à la construction d’un pavillon de services très apprécié de la part des visiteurs.

Depuis la mi-septembre, les travaux de la phase finale, qui consiste en l’ajout de chambres, ont été enclenchés. Toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues. Des rencontres ont eu lieu entre la direction de la Sépaq, les ingénieurs et le soumissionnaire qui a gagné le concours, afin d’amorcer les travaux le plus rapidement possible.

Selon l’échéancier, si rien ne vient entraver la bonne marche des travaux, la nouvelle partie sera officiellement ouverte le 20 juin.