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Tous dehors pour sauver la planète

Plusieurs artistes prendront part à la Marche pour le climat vendredi à Montréal

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Parmi les centaines de milliers de personnes attendues vendredi à Montréal à l’occasion de la Marche pour le climat, on retrouvera plusieurs artistes chez qui l’environnement est une priorité.

Presque tous les comédiens principaux de Dans une galaxie près de chez vous seront présents à la marche, vendredi. Claude Legault, Guy Jodoin, Stéphane Crête, Sylvie Moreau, Didier Lucien, Mélanie Maynard et l’auteur Pierre-Yves Bernard ont confirmé leur présence.

« Tout l’équipage sera rassemblé, a confirmé Mélanie Maynard au Journal. C’est notre fiction qui devient malheureusement réalité. Quand la série a vu le jour, il y a plus de 20 ans, les préoccupations climatiques étaient déjà présentes, mais c’est certain que maintenant, ça prend des proportions alarmantes. »

Dans l’histoire initiale de la série, créée en 1999, l’équipage du Romano Fafard partait à la recherche d’une nouvelle planète pour y héberger tous les humains, car la Terre était rendue invivable à cause de la pollution. L’histoire se situait en 2034.

Il y a quelques jours, les auteurs de Dans une galaxie..., Pierre-Yves Bernard et Claude Legault, ont annoncé qu’ils amorçaient l’écriture d’un troisième film.

« Je fais de l’écoanxiété »

À la première montréalaise de l’humoriste Julien Lacroix, mardi dernier, plusieurs artistes présents ont confié au Journal qu’ils prendraient part à la marche de vendredi.

Parmi ceux-ci, l’auteure Sarah-Maude Beauchesne a mentionné que l’environnement était « le centre de mon univers en ce moment ». « Je fais trop d’écoanxiété et j’ai vraiment peur de la fin du monde. Cela m’habite tous les jours, au quotidien. Je remets même en question ma volonté d’avoir des enfants à cause des changements climatiques. Je mets un frein à cette envie-là parce que j’ai trop peur de ce qui peut arriver à la planète. C’est vraiment sérieux pour moi. »

Le comédien Félix-Antoine Tremblay y sera lui aussi, en tant qu’ambassadeur de Mammouth, un événement qui souligne les gestes inspirants et positifs que les jeunes posent dans la société. « On se rend compte que l’environnement et la planète sont au cœur de leurs idéaux et des enjeux qui sont les plus importants. »

De son côté, même si elle se trouve à Nantes, la chanteuse de Milk & Bone, Laurence Lafond-Beaulne, a indiqué qu’elle essaiera de participer au mouvement dans la ville française. « Parce que ça suffit, et il faut que ça bouge. »

CE QU'ILS ONT DIT:

 

Juliette Gosselin : « Mets-en qu’on va être là! C’est le futur. Je trouve ça beau que les générations se rencontrent pour cette cause. Ça presse plus que jamais de faire des changements drastiques. J’ai extrêmement hâte d’y être. J’y serai avec Sarah-Maude (Beauchesne). J’ai une voiture électrique depuis six mois. »

Sarah-Maude Beauchesne : « C’est le centre de mon univers en ce moment. Je fais trop d’éco-anxiété et j’ai vraiment peur de la fin du monde. Cela m’habite à tous les jours, au quotidien. Je remets même en question ma volonté d’avoir des enfants à cause des changements climatiques. Je mets un frein à cette envie-là parce que j’ai trop peur de ce qui peut arriver à la planète. C’est vraiment sérieux pour moi. ». « Greta (Thunberg), c’est mon idole du moment. Je la trouve tellement bad ass, courageuse et forte. Je la vois aller et je trouve ça énorme ce qu’elle a sur les épaules. »

Félix-Antoine Tremblay : « Je fais partie des ambassadeurs de Mammouth et je suis dans l’équipe du gala cette année, donc on m’a mandaté pour aller couvrir la manifestation du climat. Mammouth, c’est un événement qui souligne les gestes inspirants et positifs que les jeunes font dans la société. On va donc aller à la rencontre des jeunes. On se rend compte que l’environnement et la planète sont au cœur de leurs idéaux et des enjeux qui sont les plus importants. Je suis là pour le travail, mais c’est aussi quelque chose que je défends. Dans la vie, j’essaie vraiment d’adopter un mode de vie zéro déchet. »

Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques : « Je vais tout faire pour y être. Pour vrai, en plus. Je voulais en parler à la radio ce vendredi et inviter les gens à y aller. Puis, quand tu vois que toute l’équipe de Dans une galaxie près de chez vous va y être, je me dis que je dois être là. Quand le Capitaine Patenaude est là, moi aussi, je suis là. Je le fais par conviction. Je me balade le plus possible en transports en commun ou en véhicules très peu polluants comme un scooter, et assurément mon prochain véhicule sera électrique. »

Phil Roy : « C’est sûr que je vais être là. Je pense que c’est important. Ultimement, c'est un peu comme une perte de poids. On ne peut pas faire ça du jour au lendemain. C’est vrai! Les changements, plus ils sont importants, plus ils prennent du temps. Alors, c’est important de prendre part à ça. Il faut qu’il y ait plus de gens possibles pour en parler, mais aussi pour écouter. »

Delphine Cloutier-Morissette : « Cela me tient vraiment à cœur. C’est à nous, notre génération, de prendre ça en main. L’école nous a donné congé vendredi après-midi. Veut, veut pas, ce sont nous qui allons vivre sur la planète et vivre avec les conséquences. »

Valérie Roberts : « Je capote parce que je suis ondes à ce moment-là. On en a beaucoup discuté avec Pier-Luc Funk, avec qui je fais de la radio. Puis, Pier-Luc va aller en direct à la marche. C’est un mouvement vraiment important. C’est vraiment beau de voir que tout le monde va de l’avant. Aujourd’hui, j’entendais une entrevue avec un concessionnaire automobile qui a donné congé à tout le monde à la job pour aller marcher.» « Je suis impressionnée par cette jeune fille de 16 ans (Greta Thunberg). À 16 ans, j’étais très loin de vivre quelque chose du genre. À 16 ans, j’étais bien trop préoccupée par la taille basse de mon pantalon pour être sûre de ressembler à Britney Spears. Je trouve qu’on la pointe un peu trop du doigt, puis on n’arrête pas de dire que la jeunesse ne fait rien, mais lorsqu’elle fait quelque chose, on chiale! »

Martin Juneau : « Mes filles (Léonie et Simone) ont une journée pédagogique et elles vont aller marcher avec toute l’école. C’est vraiment bien organisé. Je suis vraiment fier d’elles ! »

Mélanie Maynard : « Oui, effectivement tout l'équipage (de Dans une galaxie près de chez vous) sera rassemblé. C'est notre fiction qui devient malheureusement réalité. Quand la série a vu le jour, il y a plus de vingt ans, les préoccupations climatiques étaient déjà présentes, mais c'est certain que maintenant, ça prend des proportions alarmantes. La marche coïncidence en plus avec l'amorce de l'écriture du troisième film pour Pierre-Yves (Bernard) et Claude (Legault). C'est certain qu'ils ne pouvaient être plus «dedans» pour s'inspirer. Personnellement, l'avenir me préoccupe grandement, mes enfants et futurs petits-enfants (si j'en ai) vont grandir dans une toute autre réalité. On fait tous des efforts individuellement, mais le message de milliers d'individus en même temps est pas mal plus fort pour que ça change à l'autre bout du spectre, là, où ça peut vraiment faire une différence. »

Stéphanie Bédard : « [J'irai à la marche] pour témoigner de l’urgence d’agir, tout simplement. C’est à la mode d’être écologique de nos jours et de faire attention... J’aurais souhaité que ce ne soit pas une mode, mais bien une conscience collective qui s’éveille et qui grandit. Je veux quand même qu’avec la force du nombre on puisse témoigner, une manière de voter, de cette urgence et que les politiciens se démènent plus en ce sens aussi. Y’a des jours où je crois fermement qu’on puisse y arriver et d’autres où je me dis que c’est peine perdue. Mais j’ai encore envie de faire l’effort. »

Laurence Lafond-Beaulne (Milk and Bone) : « Je crois que c'est important [la Marche pour le climat]. Premièrement, pour que tous et toutes ne se sentent plus seuls/seules dans cette lutte. Parce que c'est une grosse bête à dresser, tout ça, et qu'il faut le faire ensemble. Parce que, comme le Printemps érable le faisait, une marche/manifestation, ça nous donne du courage et le désir de foncer et de briser les murs qui bloquent le chemin qu'il faut prendre. Parce que je crois en la démocratie, mais que je crois encore plus aux mouvements sociaux. Parce qu'on n'a pas d'autre choix. Parce que ça suffit et qu'il faut que ça bouge et qu'il faut que ça vienne de nous tous ensemble, visiblement, pour qu'on arrête de perdre du temps. Il faut mettre la pression, il ne faut plus laisser le choix aux élus d'agir. »