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Marche pour le climat: un cri du cœur pour la planète

La jeunesse avait un message clair pour les dirigeants vendredi: «C’est de notre futur qu'il est question»

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Pascal Huot Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.

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 Les jeunes ont parlé par dizaines de milliers vendredi à Québec et partout ailleurs en province. Ne reste plus qu’à voir si les gouvernements répondront à leurs revendications qui vont de la fin du pétrole, à la guerre au plastique, en passant par la réduction des gaz à effet de serre.  

 Étudiants du secondaire comme du Cégep ou de l’université, jeunes familles, grands-parents soucieux de leurs petits-enfants, l’avenir des futures générations a pris toute la place à la grande marche pour le climat de Québec.     

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Jean-François Desgagnés

 Les jeunes rencontrés par Le Journal dans les rues de la capitale s’entendaient pour dire que le gouvernement devra en faire plus pour l’environnement. Surtout que la population prouve maintenant qu’elle est sensibilisée plus que jamais à la question.    

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Pascal Huot

 «C’est notre futur, c’est nous qui allons vivre sur cette planète-là. Il faudrait commencer à s’en occuper. C’est nous qui allons vivre avec les conséquences des décisions du gouvernement», affirmaient Olivier Labrecque et Nathaniel Caron, deux adolescents de 15 ans qui tenaient à se joindre au mouvement mondial.    

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Jean-François Desgagnés

 «C’est inspirant de voir qu’on n’est pas tout seuls, de voir autant de gens mobilisés. On ne voulait pas manquer ça.»    

 Des objectifs concrets  

 Anaé Gagnon et Léa Giguère demandaient elles aussi au gouvernement de faire sa part parce que les citoyens, même s’ils doivent s’impliquer, ne peuvent faire tout le boulot.    

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Jean-François Desgagnés

 Les deux adolescentes s’impliquent pour faire bouger les choses dans leur école secondaire, notamment dans la lutte au plastique, mais elles souhaiteraient voir les décideurs les appuyer plus concrètement.    

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Pascal Huot

 «Il faudrait taxer plus l’utilisation de tout ce qui est plastique et offrir encore plus de subventions pour la voiture électrique. Il faudrait arrêter l’utilisation du pétrole», demandent les deux jeunes qui craignent que le laisser-aller ne fasse qu’empirer la situation.    

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Jean-François Desgagnés

 Et la majorité souhaite aussi voir le gouvernement Legault revoir ses priorités en termes de grands projets. Parmi ceux qui irritent? «Le troisième lien serait un bel exemple», lance Victor Dubuc, un étudiant du Cégep de Ste-Foy.    

 Apprendre plus dans la rue qu’à l’école  

 Les jeunes rencontrés par Le Journal avaient aussi un message pour ceux qui semblaient inquiets de les voir dans la rue plutôt qu’à l’école.    

 «L’impact de manquer une journée d’école sur ma formation versus l’impact de mobiliser 25 000 personnes dans la rue n’est pas du tout comparable», croit Loralie Mei Guay, une étudiante universitaire.    

 Son amie Noémie Schleifer était quant à elle insultée par les propos du gouvernement sur la question, notamment ceux du ministre de l’Éducation qui a dit cette semaine que la solution aux problèmes climatiques était «en classe, pas dans la rue».    

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Pascal Huot

 «Je ne sais pas si ça se dit vraiment ce que je répondrais à ça. Tout ce que je me demande, c’est lui, qu’est-ce qu’il faisait aujourd’hui? Et surtout, qu’est-ce qu’il pense de tout ça, de ce qu’on a fait?».    

 Certains parents rencontrés avec leurs enfants étaient aussi d’avis que la journée était tout aussi importante qu’une journée de classe.    

 «De se promener à travers autant de gens avec des opinions, de se joindre à la mobilisation, oui ils ont appris. On essaie dans notre quotidien de faire des gestes pour que nos filles voient la différence, mais là elles ont aussi été capables de dire au monde qu’il faut faire quelque chose, c’est important ça aussi», confiaient Caroline Vézina et Frédéric Raymond, présents avec leurs trois filles.    

 Trois générations marchent pour le climat  

 La famille a pris tellement de place dans la manifestation que certains y ont participé à trois générations. Micheline Vézina tenait à ce que sa première manifestation à vie en soit une pour le futur de ses cinq petits-enfants.    

 «On choisit ses combats et celui-ci est important», confiait la dame, accompagnée de son mari, de sa fille et de deux de ses petits-enfants.    

Tant des étudiants, des familles que des grands-parents, tous soucieux de l’avenir de la planète, se sont rassemblés lors de la Marche pour le climat, hier, à Québec. Pancartes à l’appui, ils avaient des messages pour les politiciens.
Photo Pascal Huot

 «Dans 50 ans, nous on ne sera plus là, mais c’est important de leur léguer une planète en santé», ajoute son conjoint Guy Lebeau. «On veut leur donner la même chance que nous on a eue.»  

Des élusréagissent  

« C’est beau une communauté quand c’est solidaire. Le plus gros danger dans une communauté, c’est le fossé générationnel. Je suis ici pour dire aux jeunes que je partage leurs inquiétudes, que je partage leurs espoirs et que ça nous fait du bien d’être ensemble. » —Régis Labeaume, maire de Québec  

« C’est [le climat] un des enjeux les plus importants auxquels font face ma génération et notre planète. Au-delà de la politique, être ici, c’est parler haut et fort et dire que c’est important d’agir pour lutter contre les changements climatiques et pour protéger l’environnement. » —Joël Lightbound, député libéral fédéral sortant et candidat dans Louis-Hébert  

« Aujourd’hui, c’est un virage important. La planète souffre pas mal. Il est temps qu’on s’en occupe. Ça fait longtemps qu’on y pense. Maintenant, il faut des actions concrètes. » —Christiane Gagnon, candidate du Bloc québécois à Québec  

« On ne peut pas juste tenir des discours creux, dire qu’on est pour l’environnement et, en même temps, proposer des projets qui vont avoir un effet éminemment négatif sur le climat, comme le troisième lien, le dézonage agricole ou le projet de gazoduc. » —Sol Zanetti, député de Québec solidaire  

« C’est très important que notre équipe soit là. Je me sens très concernée par l’avenir de la planète. » —Alicia Despins de l’Équipe Labeaume, 25 ans, et plus jeune conseillère municipale à Québec