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Une pesée et 300 000 marcheurs

Batyr Jukembayev (culotte dorée)  avait une lourde commande sur les épaules en croisant le fer avec Miguel Vasquez, hier soir.
Photo Agence Qmi, Toma Iczkovits Batyr Jukembayev (culotte dorée) avait une lourde commande sur les épaules en croisant le fer avec Miguel Vasquez, hier soir.

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La pesée pour le gala de demain après-midi aura lieu comme prévu au Casino aujourd’hui à midi trente.

Au même moment, la marche pour le climat va se mettre en branle un peu plus au nord pour se diriger vers l’autoroute Bonaventure où les personnalités vont prendre la parole.

Mais dans la vraie vie, ce sera « business as usual » pour la boxe : « Je n’ai pas le choix. Il y a des titres en jeu et pour la sécurité des boxeurs, il faut que la pesée ait lieu au moment prévu. Il ne faut pas oublier que les boxeurs subissent des examens médicaux à la pesée et qu’on ne peut s’y soustraire », a expliqué Camille Estephan en début de soirée.

Heureusement, tous les boxeurs de l’étranger campent dans un hôtel de la Rive-Sud. Même chose pour Michel Hamelin qui va emprunter le pont Jacques-Cartier pour venir remplir son mandat : « En fait, je pense que je vais faire partie de ceux dont les déplacements seront compliqués par la marche », de dire Estephan qui habite dans le West-Island.

UN GROS TEST POUR BUTLER

Le matchmaker Stéphane Loyer a le don de dénicher des Mexicains qui ont du cœur et qui veulent gagner. Batyr Jukembayev avait une grosse commande en affrontant Miguel Vasquez de Guadalajara.

Un gars qui s’est battu deux fois contre Canalo Alvarez. Et il ne s’appelle pas Guennadi Golovkin. Batyr en a eu plein les baskets dans un combat âprement disputé. Le pointage de 99-91 n’indique pas vraiment l’allure du combat. Batyr a gagné ces rounds, mais souvent par la peau des fesses.

C’était un test important pour Jukembayev. Il fallait qu’il gagne pour encourager son promoteur à investir massivement dans sa carrière.

C’était la même chose pour Steven Butler. Le grand garçon est condamné à gagner en attendant le gros combat à un million. Hier, son Mexicain avait du kilométrage et du chien. On se préparait à quelques rounds contestés.

Pif, paf, bang. Au premier round. Un court jab du gauche, sur la pointe du menton. Total 38 secondes et l’heure de tombée sauvée.

Chèque de paye, un boxeur étourdi et Steven Butler qui pourra boxer le 5 décembre en Californie. En fait, il pourrait boxer demain.

SIMON KEAN : ON SE POUSSE

Simon Kean va mieux. Le colosse s’est blessé au coude gauche et a dû s’arrêter le temps de subir des traitements, une opération et de se reposer.

Mais Kean a repris l’entraînement il y a un mois et commence à frapper sur le sac avec autorité. « Je vais être prêt pour la compétition d’ici quelques mois. Mais on se pousse.

« On aurait aimé un combat de championnat canadien contre Mladen Miljas, mais il a refusé deux fois les offres du promoteur », de raconter Simon assis dans la loge du doc Mailloux. Les deux vivent à Trois-Rivières.

Tous ces délais ont eu raison des plans de Roger Lavergne, président des Cataractes de Shawinigan et le promoteur avec Camille Estephan des galas à succès présentés à Shawi.

« À cause de l’historique entre David Cadieux et Patrice L’Heureux, un titre canadien a une grosse signification en Mauricie. Mais devant le refus de Miljas et de Oleksandr Teslenko à qui nous avons fait des offres, on n’a pas voulu baisser la qualité de nos galas. On va se reprendre au printemps », de dire M. Lavergne.

Quant à Simon Kean, l’idée de reprendre Dillon Cardan ne l’enchante guère. C’est du déjà-vu.

 

Sur le plancher

Une vraie soirée de boxe au Casino a toujours un charme fou. S’agit juste d’offrir de bons combats. C’était le cas hier dans une salle bondée.

Les premières rangées étaient occupées par les gros noms. Comme Jacques Aubé, le grand manitou d’evenko. Aubé protégeait son épaule droite encore sensible depuis qu’un chirurgien a remplacé son articulation. L’épaule droite avait beaucoup servi puisque c’est avec la main droite que Jacques Aubé signe les grosses factures envoyées par evenko.

Mais épaule douloureuse ou non, il a passé une belle soirée. Il devait rester des détails à régler pour le super gala présenté au Centre Bell le 7 décembre. Hier, Eye of The Tiger Management affichait déjà ses couleurs en publiant une publicité clamant que le 7 décembre aurait la visite de la boxe.

Et on peut affirmer qu’Arslanbek Makhmudov devrait faire la finale. Au son de la sirène de Tchernobyl qui gèle ses adversaires avant qu’ils ne grimpent dans le ring.

Il y avait aussi Mélanie Taillon de Chrono Aviation qui doit bien se demander si Greta va faire faire faillite à sa compagnie. Mais faut dire qu’aller à cheval à Rimouski et à Sept-Îles, c’est long. Et Fort Lauderdale, on fait quoi ? On part en avril avec la charrette ou on prend l’avion ?

Mais il y a sans doute 1000 questions qu’il faudra se poser dans les prochaines années. Et peut-être qu’il faudra se replier dans sa cour comme on ne peut pas l’imaginer en ces temps de mondialisation. On élèvera ses poules et ses lapins. Le doc Mailloux, là comme ailleurs, aura été un précurseur.