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Départ vertigineux au mont Aiguille

L’alpiniste François-Guy Thivierge a bien entamé son projet de 55 montagnes en 55 mois

François-Guy Thivierge
Photo courtoisie François-Guy Thivierge

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L’aventure est bel et bien lancée. L’alpiniste François-Guy Thivierge ne pouvait espérer mieux pour amorcer son audacieux périple de 55 montagnes en 55 mois, lui qui s’est attaqué avec succès à l’historique mont Aiguille, en France.

Le dompteur de montagnes de Québec a mis le cap sur Chamonix le 6 septembre en compagnie du grimpeur Jean-François Girard, puis s’est dirigé vers le petit village de Chichilianne.

Les parois verticales du côté sud ont posé un défi particulier à François-Guy Thivierge.
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Les parois verticales du côté sud ont posé un défi particulier à François-Guy Thivierge.

De cette commune au cœur du massif du Vercors, les complices ont entamé la marche d’approche, puis escaladé le pilier sud du mont Aiguille, une ascension de 300 mètres de corde. En y ajoutant la descente en rappel, l’expédition aura duré une douzaine d’heures et permis d’amorcer ce rêve fou de manière concluante.

« Au départ, il y avait un sentiment de lourdeur sur mes épaules, comme un chanteur à la veille du premier spectacle d’une longue tournée rock. Dès que je me suis mis à grimper, c’est comme si je montais sur scène et que j’entonnais une chanson que je connaissais bien », a imagé Thivierge, qui a baptisé cette première ascension le mont Aiguille Maple 3, pour souligner l’implication de son partenaire de choix.

Le début de l’ascension a amené l’alpiniste de renom au niveau des nuages.
Photo courtoisie
Le début de l’ascension a amené l’alpiniste de renom au niveau des nuages.

« C’est une délivrance d’avoir brisé la glace. À chaque fois, on grimpe une montagne physique, mais aussi une montagne intérieure, avec un rêve à réaliser jusqu’au bout. Je veux continuer de vivre intensément et chaque montagne me procure un ressourcement incroyable. Je suis très motivé pour le reste », a-t-il continué.

De l’histoire et des nuages

L’homme, qui a cumulé 200 montagnes au compteur, ne gravira que des montagnes qu’il n’a jamais bravées et il trouve toujours une nouvelle raison d’être emballé par chaque défi.

Au mont Aiguille, le côté historique l’a d’abord séduit, puisque le lieu est qualifié de berceau de l’alpinisme. Une première ascension y a eu lieu en 1492.

L’approche du mont Aiguille a révélé un paysage unique.
Photo courtoisie
L’approche du mont Aiguille a révélé un paysage unique.

Sur place, c’est aussi l’aspect vertigineux des lieux qui s’est avéré un coup de foudre.

« Il y avait quelque chose de très aérien là-bas. Le matin, au début de l’ascension, on a percé les nuages. C’est spécial après de grimper et de côtoyer les oiseaux qui volent en te regardant manger ton sandwich ! C’est le grand vide autour de toi.

François-Guy Thivierge
Photo courtoisie

« C’était symbolique pour moi de commencer le projet par une montagne qui a autant d’histoire, au pays de nos ancêtres, de nos cousins français. Il y avait une belle camaraderie. Il y a une grande satisfaction à l’idée d’avoir attaqué une montagne qui est gravie depuis 500 ans », a-t-il signalé.

Des difficultés

S’il a adoré l’expérience du mont Aiguille, François-Guy Thivierge note tout de même que l’ascension n’était pas évidente et comportait ses défis particuliers.

C’est avec son fidèle complice, le grimpeur Jean-François Girard (à gauche), que François-Guy Thivierge a amorcé son périple. « Un gars prudent et méticuleux pour qui j’ai énormément de respect », a mentionné Thivierge.
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C’est avec son fidèle complice, le grimpeur Jean-François Girard (à gauche), que François-Guy Thivierge a amorcé son périple. « Un gars prudent et méticuleux pour qui j’ai énormément de respect », a mentionné Thivierge.

« C’est spécial, tu peux te faire envoyer des roches par les chèvres de montagne ou les autres grimpeurs, donc tu dois toujours être aux aguets. Les prises sont par ailleurs assez petites et parfois, elles se cassent comme du biscuit. Ce n’est pas une petite marche relaxe en montagne. Avec une cote de difficulté de 5,10, les habitués savent que ce n’est pas évident. »

Gonflé à bloc après avoir terminé son épopée dans ce qui est décrit comme l’une des sept merveilles du Dauphiné, Thivierge piaffe déjà d’impatience à l’idée de poursuivre son tour du monde montagneux.

 

LE MONT AIGUILLE

Fiche technique

  • Altitude : 2087 m
  • Pays : France
  • Région : Auvergne-Rhône-Alpes
  • Ascension : 300 m
  • Durée : 12 h
  • Première ascension : 1492

Pour suivre ses aventures


► François-Guy Thivierge est toujours à la recherche de partenaires financiers pour son projet. Il est aussi disponible pour donner des conférences.