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Fondation SABSA: d’ex-toxicomane à intervenant psychosocial

Il invite la population à soutenir l’organisme qui l’a sauvé

La présidente de la Fondation SABSA, Agnès Maltais, accompagnée de l’intervenant Simon Vermette.
Photo Jérémy Bernier La présidente de la Fondation SABSA, Agnès Maltais, accompagnée de l’intervenant Simon Vermette.

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Un homme de Québec qui a réussi à sortir de l’enfer de la drogue invite aujourd’hui la population à donner à l’organisme qui l’a sauvé et auquel il rend la pareille : la coopérative de solidarité SABSA.

Lors du lancement de la première campagne de financement de la Fondation SABSA, une clinique de proximité œuvrant auprès des clientèles vulnérables, samedi, au Patro Laval, Simon Vermette a livré un vibrant témoignage.

Passant de toxicomane à pair-aidant, M. Vermette est devenu, il y a deux ans, intervenant psychosocial au SABSA.

Ceci aux côtés des infirmières Isabelle Têtu et Maureen Guthrie, les deux femmes qui l’ont aidé à se débarrasser de sa dépendance. « Ce n’est même pas exagéré de dire que c’est un rêve de travailler pour Isabelle et Maureen. Ce sont elles qui m’ont donné le goût de m’impliquer dans cette cause-là », s’est exclamé l’homme.

La tentation toujours présente

M. Vermette accompagne actuellement une quinzaine de personnes sous la gouverne de l’organisme pour les aider à cheminer, tout comme plusieurs intervenants l’ont fait pour lui auparavant.

Il considère que sa plus grande réussite a été de rester dans un milieu très près de la drogue, malgré ce qu’il a vécu. Évidemment, quelques tentations subsistent.

«J’ai encore de la difficulté lorsque je vois de la cocaïne parce qu’on a un passé tous les deux. C’est très psychologique, alors je reste loin des consommateurs de ce type de drogue. Mais pour ce qui est du reste, l’obsession est partie», a-t-il avoué.

Campagne de financement

De l’objectif de 120 000 $ que s’est fixé la Fondation SABSA pour sa première campagne de financement, déjà 64 000 $ ont été amassés. Cette collecte de fonds a pour but de soutenir le travail de la coopérative de solidarité du même nom. La population pourra suivre l’évolution des dons amassés grâce à un thermomètre géant au coin des boulevards Charest et Langelier.

«Cet objectif à atteindre, c’est le montant dont on considère avoir besoin chaque année pour fonctionner adéquatement, en plus des subventions gouvernementales», a précisé la présidente de la fondation, Agnès Maltais.

Un événement-bénéfice mettant en vedette les Violons du Roy marquera notamment la fin de la campagne, le 28 novembre prochain.