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Marche pour le climat: «Le début de quelque chose», croit Régis Labeaume

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La mobilisation pour le climat de vendredi «est le début de quelque chose», selon le maire Régis Labeaume.

«Je regardais les reportages ce matin. C’était beau. Ça m’a touché», a-t-il lancé, samedi, en marge de l’activité Ça marche Doc! «Ce n’était pas juste des militants. Il y en avait quelques-uns évidemment, mais il y avait toute sorte de monde représentant toutes les couches de la population», a-t-il ajouté.

Selon lui, tout sera plus exigeant maintenant pour les politiciens concernant les enjeux environnementaux.

«Et tant mieux, dit-il. J’ai senti samedi que la cause était bien plus commune que trois jours avant».

Selon le maire, la journée de vendredi a permis d’«élargir les ambassadeurs de la cause».

«C’est comme toute revendication, où au début ce sont les militants qui font le travail et, à un moment donné, ça devient la cause de tout le monde», a-t-il poursuivi.

«Une ampleur inédite»

La marche a marqué l’histoire du Québec en raison de son ampleur, mais seul le temps pourra confirmer s’il s’agissait là d’un réel tournant, croient pour leur part deux experts consultés par Le Journal.

«De mémoire, comme ça, je ne connais pas d’équivalent. C’est une mobilisation extraordinaire par son ampleur, par le ralliement qu’elle a pu créer», a indiqué sans détour Louise Bienvenue, professeure en histoire à l’Université de Sherbrooke.

«C’est vraiment dur de prédire l’avenir, mais vraiment, c’est d’une ampleur inédite», ajoute-t-elle.

Pour le sociologue Guy Rocher, il est beaucoup trop tôt pour parler d’une éventuelle «révolution sociale», mais «c’est possiblement un moment qui marquera l’histoire» du Québec, soutient-il.

Mme Bienvenue ajoute qu’il est fort probable que la mobilisation crée un précédent, particulièrement parce qu’elle est portée par des jeunes.

«Le fait que la parole soit portée par des enfants, des adolescents, c’est extrêmement puissant.»