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Les femmes brillent dans l’opposition

Periode des questions
Photo d'archives, Simon Clark Marwah Rizqy
PLQ

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Les partis d’opposition cherchent encore leurs repères face à un gouvernement en lune de miel, mais la dernière année a permis à de nombreuses femmes de se démarquer dans leurs rôles de critiques, souligne le professeur Thierry Giasson.« Il y a des voix féminines qui s’imposent dans l’opposition, tant à QS, qu’au PQ ou au PLQ », note le directeur du Groupe de recherche en communication politique et professeur à l’Université Laval. Par exemple, la libérale Marwah Rizqy, la péquiste Véronique Hivon et la solidaire Christine Labrie ont talonné le gouvernement dans le dossier des maternelles 4 ans.  

<b>Véronique Hivon</b><br /><i>PQ</i>
Photo Simon Clark
Véronique Hivon
PQ

L’opposition libérale – sans chef permanent, tout comme le PQ – s’est avérée particulièrement efficace, note M. Giasson. Il souligne le travail de Dominique Anglade sur la réforme de l’immigration, et d’Hélène David dans le dossier de la laïcité.   

Du côté de Québec solidaire, les coups d’éclat et les déclarations controversées de Catherine Dorion lui ont procuré une importante couverture médiatique. « Certaines personnes n’apprécient pas, mais d’autres aiment cette approche où on semble vouloir parler vrai, ruer dans les brancards », affirme M. Giasson.   

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Transpartisannerie  

Par ailleurs, Thierry Giasson souligne que les élues féminines ont montré, dans la dernière année, une tendance à collaborer au-delà des lignes de parti. La transpartisannerie était particulièrement à l’œuvre quand des députées des quatre formations ont fait front commun l’hiver dernier pour proposer la création d’un tribunal spécialisé dans les crimes sexuels.   

« Les députées féminines semblent se parler entre elles, semblent trouver des terrains d’entente, et c’est plutôt agréable à voir », dit M. Giasson.  

La stratégie de l’étranglement  

Si le PLQ et QS s’en tirent plutôt bien sur les banquettes de l’opposition, l’arrivée d’un gouvernement nationaliste fort populaire complique toutefois la tâche du Parti québécois, qui peine à se démarquer. « Sur la laïcité, leur position était de dire que le gouvernement n’allait pas assez loin », illustre M. Giasson.  

Pour l’historien Éric Bédard, la CAQ pourrait faire subir le même sort à ses adversaires péquistes que celui que Maurice Duplessis réservait aux nationalistes du Bloc populaire après 1944. « Avec des mesures comme l’adoption du drapeau en 1948, il va trouver le moyen d’annexer les nationalistes qui étaient encore réticents par rapport à l’Union nationale. »