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Les Raptors sont en ville !

Les champions tiennent leur camp d’entraînement à Québec dès dimanche

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Photo Agence QMI, Dominick Gravel Chris Boucher sera présent avec ses coéquipiers des Raptors cette semaine aux entraînements au PEPS de l’Université Laval.

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Nous y voilà ! Les Raptors de Toronto et tout leur attirail débarquent à Québec à compter de dimanche. Pour la première fois de leur histoire, les plus récents champions de la NBA amorceront leur camp d’entraînement en sol québécois en prenant d’assaut l’amphithéâtre du PEPS de l’Université Laval jusqu’à jeudi prochain. Et rien ne sera laissé au hasard pendant ce séjour d’une semaine dans la Vieille Capitale.

Après Vancouver, Victoria et Halifax au cours des dernières années parmi les villes du pays, c’est donc au tour de Québec d’accueillir la seule concession canadienne dans sa préparation pour la prochaine saison qui s’entamera le 22 octobre au Scotiabank Arena.

« Le fait que Québec ne soit pas une ville trop grosse et qu’ils puissent s’isoler pour créer des liens entre les joueurs, ça les a attirés. On n’a pas eu à faire 22 téléphones pour les convaincre en leur disant que ce serait bien que ce soit ici, et n’allez pas ailleurs. Les relations sont très bonnes. C’est le fun de travailler avec eux », lance au Journal la directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne, laquelle a piloté le dossier de la venue du club de basketball après que ses dirigeants ont été informés de l’intérêt de l’institution par l’entremise de Roy Rana, ancien instructeur des Rams de Ryerson, désormais à l’emploi des Kings de Sacramento.

Match intraéquipe

L’horaire s’annonce chargé pour la formation de Nick Nurse, qui se soumettra à six séances d’entraînement en cinq jours ainsi qu’à un match intraéquipe ouvert au public jeudi soir, où plus de 3000 personnes sont attendues. Il s’agira de l’unique occasion pour les amateurs de voir à l’œuvre ces géants puisque l’accès aux pratiques leur sera interdit, alors que les membres des médias bénéficieront d’un accès restreint.

Les Raptors, qui comptent trois joueurs francophones dans leurs rangs, soit le Montréalais Chris Boucher, le Camerounais Pascal Siakam et le Congolais Serge Ibaka, s’amènent avec une soixantaine de membres du personnel. Du président Masai Ujiri aux employés des communications, en passant par des agents de sécurité et « Raptor », leur célèbre mascotte rouge, ainsi que par un chargement bien rempli, ils se sentiront comme chez eux.

Pascal Siakam.
Photo d'archives, AFP
Pascal Siakam.

« Ils viennent avec vraiment beaucoup de matériel, et l’une des premières choses qu’ils doivent faire, c’est de faire la ligne des trois points, format NBA. Ils sont habitués à faire ça. Ils utilisent un ruban spécial. Ils seront ensuite prêts pour la première pratique », a expliqué Julie Dionne, de l’Université Laval.

Sécurité cruciale

Si les installations du PEPS ont charmé les dirigeants des Raptors, l’aspect pratico-pratique pour la sécurité des joueurs a aussi pesé dans la balance. Même Dionne elle-même ne pourra assister aux entraînements dans « son » amphithéâtre !

« Quand ils sont venus visiter en mars, j’ai demandé quelle serait la clé du succès pour que les entraîneurs viennent ici, et on m’a dit que c’était que personne ne les dérange pendant leur entraînement. Il y a encore des joueurs qui se battent pour des postes et on parle de beaucoup d’argent », a-t-elle indiqué.

Les Raptors s’installeront dans les deux vestiaires servant habituellement au club visiteur de football et ils utiliseront en plus une panoplie de locaux dans les murs de l’édifice. De leur arrivée en vol nolisé à leur départ jeudi soir, tout sera réglé au quart de tour.

« Leur gars de sécurité est venu il y a trois semaines pour tout voir où il fallait placer des gens. Il s’est entretenu avec le directeur de la sécurité du campus parce qu’il y aura une escorte qui se rendra à leurs installations ainsi qu’une délimitation quand ils sortiront de l’autobus pour pouvoir entrer. Le fait qu’il y ait une porte qui donne accès au gymnase depuis l’extérieur, on s’entend pour dire qu’ils ne passeront pas par la porte d’entrée ! On fournit une équipe de sécurité. Il y aura une dizaine d’agents aux portes et un peu plus lors du match intraéquipe », a détaillé Dionne.

L’Université Laval espère répéter l’expérience

La directrice du Service des activités sportives de l’UL, Julie Dionne, fera tout en son pouvoir pour que la visite des Raptors à Québec devienne une tradition.
Photo Jean-François Desgagnés
La directrice du Service des activités sportives de l’UL, Julie Dionne, fera tout en son pouvoir pour que la visite des Raptors à Québec devienne une tradition.

L’Université Laval n’entend pas se contenter d’une seule visite des Raptors qui, par le passé, ont établi les quartiers généraux de leur camp d’entraînement au même endroit pour quelques années.

Vancouver, cinq fois, et Halifax, deux fois, ont notamment eu droit à plus d’un tête-à-tête avec l’équipe de la NBA fondée en 1995. En fait, ce passage à Québec marque la 12e fois où les Raptors tiennent leur camp à l’extérieur de l’Ontario. L’annonce a fait couler beaucoup d’encre en juillet et Julie Dionne est bien au fait de la visibilité que l’exercice procure au PEPS ainsi qu’à la ville.

« Cet été, il y a eu un gros boom quand ç’a été annoncé. On a fait des entrevues en masse, même une entrevue à Montréal. Ça fait jaser, et nous, notre objectif, c’est qu’ils ne viennent pas uniquement pour un an. S’ils sont bien et s’ils sont bien traités, qu’ils ont fait un wow !, on ne serait pas surpris qu’ils renouvellent l’expérience. Ç’a déjà fait partie de discussions. Ce n’est pas un secret », a révélé la directrice du Service des activités sportives de l’UL.

Une quinzaine de médias torontois, incluant les grands réseaux de télévision comme Sportsnet et TSN, se sont d’ailleurs attendus pour la couverture du camp. La presse sportive québécoise délèguera autant de ressources, selon le nombre de demandes reçues par les employés des communications du Rouge et Or.

« La rectrice [Sophie D’Amours] est très consciente de la visibilité que ça offre. Ç’a fait partie des discussions qu’on a eues. C’est bon pour nous », a souligné Dionne, laquelle nourrit l’ambition que ce séjour débouche sur la présentation d’un match préparatoire au Centre Vidéotron lors des prochaines années.

Des activités publiques ?

Depuis 2010, les Raptors ont fait le régal des amateurs québécois en disputant cinq rencontres du genre au Centre Bell. Cette année, ils mettront le cap vers le Japon dans les heures suivant leurs entraînements dans la ville fortifiée en prévision d’un programme double contre les Rockets de Houston au Saitama Super Arena de Tokyo, les 8 et 10 octobre.

Il nous a été impossible de confirmer auprès du service des communications des Raptors si les joueurs allaient se prêter à des activités publiques entre les séances d’entraînement prévues au programme initial. Ils offriront toutefois une clinique privée pour quelques chanceux âgés de 7 à 12 ans, mardi soir.

La vedette Kawhi Leonard étant partie, 20 joueurs lutteront pour un poste sur l’alignement régulier — dont les vétérans Kyle Lowry et Marc Gasol — qui sera réduit à 15 lorsque la saison se mettra en branle.

Kyle Lowry.
Photo d'archives, AFP
Kyle Lowry.

Horaire des entraînements

Dimanche 29 septembre
► 10 h 30 à 12 h
► 18 h 30 à 20 h
 
Lundi 30 septembre
► 12 h à 13 h 30
 
Mardi 1er octobre
► 10 h 30 à 12 h
► 18 h 30 à 20 h 30
 
Mercredi 2 octobre
► 12 h à 13 h 30
 
Jeudi 3 octobre
► 18 h – Match intraéquipe

Joueurs au camp

  • OG Anunoby #3 (Angleterre), Ailier 
  • Chris Boucher #25 (Canada), Ailier
  • Oshae Brissett #12 (Canada), Ailier
  • Terence Davis #0 (États-Unis), Meneur
  • Marc Gasol #33 (Espagne), Pivot
  • Dewan Hernandez #20 (États-Unis), Pivot
  • Rondae Hollis-Jefferson #4 (États-Unis), Ailier
  • Serge Ibaka #9 (République démocratique du Congo), Ailier/pivot
  • Stanley Johnson #5 (États-Unis), Ailier
  • Sagaba Konate #50 (Mali), Ailier
  • Kyle Lowry #7 (États-Unis), Meneur
  • Patrick McCaw #22 (États-Unis), Ailier
  • Malcolm Miller #13 (États-Unis), Pivot/ailier
  • Cameron Payne #1 (États-Unis), Meneur
  • Norman Powell #24 (États-Unis), Meneur
  • Devin Robinson #11 (États-Unis), Ailier
  • Pascal Siakam #43 (Cameroun), Ailier
  • Isaiah Taylor #17 (États-Unis), Meneur
  • Matt Thomas #21 (États-Unis), Meneur
  • Fred Van Vleet #23 (États-Unis), Meneur