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«Pour Sarah» domine en France

L’adaptation française du drame québécois attire quelque 4 100 000 téléspectateurs à TF1

Eden Ducourant et Clément Rémiens jouent dans <i>Pour Sarah</i> sur TF1.
Photo P BALTEL / EFFERVESCENCE FICTION / VEMA PRODUCTION / TF1 Eden Ducourant et Clément Rémiens jouent dans Pour Sarah sur TF1.

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L’adaptation française de Pour Sarah récolte un beau succès critique et populaire outre-Atlantique.

Diffusés jeudi, les deux premiers épisodes ont rallié 4 100 000 téléspectateurs, permettant à TF1 de terminer la soirée au sommet des cotes d’écoute, selon les données de Médiamétrie. Et après avoir regardé la série, nous sommes prêts à parier qu’ils seront tout aussi nombreux cette semaine tellement le scénario est bien ficelé.

Une relecture

Hormis quelques scènes de nudité gratuite, cette relecture made in France du drame québécois est réussie. Elle demeure — en grande partie — fidèle au feuilleton original signé Michelle Allen (L’Échappée, Fugueuse) et présenté à TVA en 2015, lequel était inspiré d’une histoire vraie : celle de Justine Rozon, fille du producteur François Rozon, victime d’un accident de voiture alors qu’un jeune homme en état d’ébriété était au volant. Même idée de base, mêmes intrigues secondaires et mêmes personnages.

La version française présente toutefois quelques différences. La plus importante a trait au nombre d’épisodes. L’adaptation en compte moins : 6 au lieu de 10. Conséquence : ça déboule vite. Très vite. Après 15 minutes, les pièces du jeu sont toutes placées. L’accident est chose du passé et l’enquête débute.

Parlant de l’enquête entourant les circonstances du crash, elle prend davantage de place. Alors qu’au Québec, on pouvait qualifier Pour Sarah de drame familial, en France, on parle plutôt de suspense. Musique anxiogène appuyée incluse.

Autre changement notable, la policière qui tente d’éclaircir le mystère est également la mère de Lola, une amie de Sarah mêlée aux secrets. Ça ajoute du relief au scénario.

Pour ce qui est du reste, il s’agit de détails mineurs. Cédric n’est plus un joueur de football gagnant d’une bourse d’études dans une université américaine, mais plutôt un surfeur qui s’apprête à partir pour l’Australie. Et ainsi de suite.

Distribution sans faille

Côté casting, c’est nickel, comme diraient nos cousins européens. Les jeunes stars Eden Ducourant (Sarah), Clément Rémiens (Cédric), Charlotte Levy (Manu) et Victor Le Blond (Gégé) s’avèrent particulièrement convaincantes. Mention spéciale à Aure Atika, qui incarne avec aplomb la gendarme chargée du dossier.

Les images du réalisateur Frédéric Berthe sont également magnifiques, particulièrement les paysages : les montagnes aux sommets enneigés, la mer, les vagues, la forêt... TF1 a sorti son portefeuille et c’est apparent.

François Rozon satisfait

Joint au téléphone, le producteur québécois François Rozon s’avoue heureux du résultat.

« Ils ont fait une belle job, déclare le président d’Encore Télévision. Dans l’ensemble, ils ont respecté notre version. Au début, j’avais peur qu’ils s’en éloignent trop. »

À quelques semaines du MIPCOM, ce grand marché annuel des contenus télé organisé à Cannes, le succès du Pour Sarah français pourrait aider la série à percer d’autres territoires.

« C’est sûr que c’est un plus, commente François Rozon. Ça fait jaser. Ça remet la série en vedette. »