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Vapotage: une loi contestée par un fabricant

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Un important fabricant de produits de vapotage au pays s’est adressé au tribunal lundi pour contester une loi fédérale, qui l’empêche de publier des études comparant la cigarette électronique au tabac.

« C’est un moment clé parce qu’il y a énormément d’information et d’attention autour de la cigarette électronique en ce moment. [...] Mais on perd souvent le contexte de réduction de risques reliés au tabagisme », déplore Alex Beaucage, directeur des opérations chez Vaporus.

L’entreprise a déposé lundi une requête en Cour supérieure du Québec pour invalider un article de la Loi sur le tabac et les produits de vapotage, qui interdit de faire la comparaison entre les deux types de cigarettes.

Vaporus soutient que des études ont démontré que la cigarette électronique était moins nocive pour la santé que celle à base de tabac.

« On veut mettre la science au centre de la conversation, car elle est assez unanime à cet égard », poursuit-il.

Maladies et décès

Le vapotage suscite de plus en plus de craintes au Canada et surtout aux États-Unis, depuis l’apparition de maladies pulmonaires liées à la cigarette électronique.

Environ 530 cas ont été confirmés ou sont considérés comme probables, en plus de sept décès. Le géant Walmart a même annoncé qu’il cesserait de vendre les produits de vapotage dans ses magasins américains.

Vendredi, le ministère de la Santé et des Services sociaux a d’ailleurs annoncé un premier cas au Québec de maladie pulmonaire liée à la cigarette électronique.

Vaporus fabrique et distribue des liquides à vapoter depuis 2012.

« Nous le faisons dans un laboratoire certifié. Nous avons toujours mis la qualité en priorité et nous faisons beaucoup de recherches », assure M. Beaucage.

L’entreprise demande aussi au gouvernement fédéral d’encadrer la vente de produits de vapotage, afin d’éliminer leur vente sur le marché noir et de s’assurer que les produits de vapotage ne soient pas consommés par des mineurs.