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Il menace de la brûler vive... comme sa cousine

Il menace de la brûler vive... comme sa cousine
Photo tirée de Facebook

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Victime de harcèlement conjugal, la cousine de la dame de Québec qui a été brûlée vive dans le quartier Saint-Sauveur au mois d’août s’est fait menacer par son conjoint de subir le même sort que cette dernière si elle refusait de divorcer.  

C’est ce qu’a déclaré l’ex-conjointe de Souhaib Dhouib, lequel est accusé de harcèlement et de menace à la suite de différents épisodes de violence qui auraient culminé le 26 août dernier. Après trois ans de mariage, leur relation de couple se serait envenimée lorsque l’accusé a obtenu sa citoyenneté canadienne pour ensuite demander le divorce.  

Sa conjointe refusait toutefois la séparation, croyant seulement que c’était une mauvaise passe. «Je comptais rester avec lui par amour», a-t-elle dit lors du procès.  

Comme sa cousine  

Lors d’une dispute, l’homme d’origine tunisienne aurait toutefois menacé sa conjointe de lui «faire la même chose que ma cousine». Dhouib faisait alors référence à l’agression troublante d’une femme qui a été immolée en pleine rue du quartier Saint-Sauveur le 10 août dernier.  

La victime brûlée vive de même que son conjoint accusé de tentative de meurtre, Frej Haj Messaoud, sont les «cousins éloignés» de l’ex-conjointe de Souhaib Dhouib.  

Condition pour ne pas divorcer  

Malgré cette menace, la victime n’a pas alerté les policiers, convaincue qu’il s’agissait d’une «mauvaise passe». Elle a cependant admis qu’elle avait peur.  

Un autre épisode a eu lieu quelques jours plus tard après que l’accusé a imposé des conditions pour ne pas divorcer, notamment celle de payer la moitié du loyer, de le laisser sortir quand il veut sans poser de question et de s’occuper de sa fille.  

«Moi, je m’y suis opposée», a dit la victime née au Québec, affirmant que les conditions étaient inacceptables. La querelle s’est poursuivie en soirée où Dhouib a notamment dit qu’il «s’était marié avec moi juste pour avoir sa citoyenneté» et qu’il allait «tout faire pour enlever ma fille».  

C’est lorsque l’accusé, «furieux», aurait frappé avec ses poings et ses pieds des objets que la femme a appelé le 9-1-1. «J’avais peur pour ma vie et celle de ma fille», a-t-elle expliqué. L’accusé donnera sa version des faits mercredi lors de son interrogatoire.