/sports/opinion/columnists
Navigation

Un échec, point final

SPO-Impact vs Toronto FC
Photo d’archives Clément Diop a prouvé qu’il a sa place ans la MLS, à Montréal ou ailleurs.

Coup d'oeil sur cet article

Un objectif sur deux. Cinquante pour cent, ce devrait être pas si mal.

En gagnant le championnat canadien la semaine dernière, l’Impact a atteint un des deux buts qu’il s’était fixés au début de la saison. Pour l’autre par contre, être des séries éliminatoires de la MLS, il faudra repasser.

En somme, après l’éclaircie créée par le succès à Toronto, la grisaille de l’élimination de l’équipe de la course aux séries a suivi, dimanche.

En cinq jours à peine, l’Impact aura encapsulé le souvenir de sa saison 2019. Quand on y reviendra dans quelques années, on se souviendra probablement de ces deux faits.

Dans ce contexte, est-ce qu’on se souviendra que les astres étaient alignés pour l’Impact au championnat canadien ?

D’abord, il faut convenir que cette saison, les trois équipes canadiennes de la MLS n’étaient pas au sommet de leur forme. Même le Toronto FC, qui semble reprendre un peu de couleur en fin de saison, n’a jamais vraiment été à la hauteur de sa réputation.

Place aux jeunes

Ajoutez à ces circonstances le fait que Vancouver s’est incliné péniblement contre une équipe de la Canadian Premier League, et vous aviez là un chemin tout tracé pour le Bleu-blanc-noir.

Bref, cette coupe des Voyageurs, même si elle a été gagnée contre Toronto, ne peut pas atténuer cette sensation d’échec qui découle de cette année 2019. Personne ne peut en ressortir avec un sentiment mitigé. Cette saison de l’Impact est un échec, point final.

Ne reste donc plus qu’un match à la saison du XI montréalais. Contre les Red Bulls de New York, le club pourra pour la dernière fois évaluer quelques joueurs de son effectif.

Wilmer Cabrera devrait utiliser ses jeunes joueurs ou encore ceux qui ont joué moins souvent. L’idée, c’est de penser déjà à l’an prochain.

En fait, j’aurais cru que l’Impact aurait utilisé cette approche face à Atlanta United, dimanche. De plus, en envoyant des jeunes au casse-pipe, le club aurait pu bénéficier de leur désir de se démarquer pour insuffler de l’énergie dans le match.

Dans une situation similaire, Clément Diop a prouvé qu’il a sa place dans la MLS, à Montréal ou ailleurs.

Chantiers urgents

Terré quelque part dans le stade Saputo, Olivier Renard a assisté officiellement à son premier match bleu-blanc-noir. J’imagine que le nouveau directeur sportif a pu prendre la mesure de l’atmosphère au sein de l’équipe.

La nomination de Renard arrive en fin de saison avec son lot d’espoir. À lire son parcours, on a l’impression qu’il a les qualités nécessaires pour prendre les rênes de cette équipe en perdition.

Cela dit, je ne crois pas qu’il connaisse bien la MLS et ses particularités. Son apprentissage devra se faire en vitesse parce que plusieurs chantiers urgents l’attendent.

En somme, il devra mettre les choses en place rapidement parce qu’on sait déjà que l’entre-saison sera écourté à cause de la Ligue des champions, que l’Impact disputera en février.

Club à transformer

Non seulement Renard a-t-il comme mandat de présenter une équipe compétitive dès les premiers mois de 2020, mais il a surtout comme impératif de transformer de fond en comble ce club.

D’une équipe à la merci des sautes d’humeur de son président, il doit amener de la stabilité et faire du Bleu-blanc-noir une équipe qui, bon an, mal an, est en mesure de participer aux séries éliminatoires.

Autant dire que la tâche s’annonce colossale pour le Belge de 40 ans. Aura-t-on avec lui la patience nécessaire en fonction du défi qui lui est aujourd’hui imposé? Seul le temps pourra nous le dire.