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6 raisons qui expliquent aujourd'hui la disparition des commissions scolaires

gouvernance scolaire
Photo Simon Clark Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

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Le gouvernement de François Legault a déposé mardi un projet de loi pour abolir les élections scolaires.

Le ministre de l'Éducation pourra désormais, par règlement, imposer un code d’éthique aux administrateurs des conseils d’administration des nouveaux centres de services scolaires.

«Les parties de golf, les rencontres de formation dans le Sud pour les commissaires, c’est terminé», a lancé le ministre Jean-François Roberge en conférence de presse.

Au fil des ans, Le Journal a révélé de nombreux exemples d’utilisation douteuse des fonds publics par des commissaires scolaires. En voici quelques-uns.


La CS Kativik, qui dessert les écoles du Grand Nord, a dépensé près de 180 000 $ en 2013 pour transporter en avion ses commissaires scolaires vers deux chics hôtels des Laurentides, où ils ont pu développer leur esprit d’équipe.


En août 2009, la CS English-Montréal a cru bon dépenser 55 000 $ pour emmener 144 cadres passer un week-end au Château Bromont, en Estrie.


Au début de 2010, sept directeurs d’école sont allés «perfectionner» leur «leadership» en République dominicaine, qui n’est pas reconnue pour la qualité de son système d’éducation. Coût pour les contribuables : 21 000 $, payés entièrement par des commissions scolaires.


La Commission scolaire de Montréal est parvenue à flamber 50 000 $ en quelques heures, lors de la rentrée 2009, afin d’organiser un véritable pow-wow pour 600 gestionnaires. Des petites bouchées, du vin, un service de navettes et un spectacle de cirque avaient alors été offerts aux convives réunies au Marché Bonsecours.


Les commissions scolaires tentent de refaire leur image et de contrôler leurs communications pour que « le message » passe mieux. Lorsque ce n’est pas une formation à 2000 $ visant à former des élus scolaires aux rudiments de Twitter, c’est un plan de communication à 250 000 $ que la Fédération des commissions scolaires du Québec met de l’avant, en 2014 et en 2011.


Un commissaire de la Commission scolaire de Montréal, Paul Trottier, a continué d’occuper son siège «à distance» et à être payé par les contribuables à partir d’août 2008, alors qu’il était rarement présent en chair et en os aux assemblées de la CSDM. Il assistait plutôt «virtuellement» – et parfois très brièvement – à certaines réunions à partir de l’Asie ou de l’Afrique, où il faisait alors nuit.

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