/entertainment/shows
Navigation

Le rêve parisien de Philippe Touzel

Le Québécois tient la vedette de Ghost: Le musical jusqu’en juin 2020, à Paris

Philippe Touzel
Photo courtoisie Philippe Touzel (à gauche) fait partie de la distribution du spectacle Ghost : Le musical, présenté au Théâtre Mogador de Paris.

Coup d'oeil sur cet article

Après des étés passés sur les planches du Québec avec Grease et Footloose, le comédien et chanteur Philippe Touzel monte désormais sur la scène du prestigieux Théâtre Mogador, à Paris. Le Québécois y tient la vedette de Ghost : Le musical, inspiré du célèbre film du même titre.  

«C’est complètement fou de voir mon visage sur les affiches dans le métro de Paris. Je rêve de ce genre de projet depuis que j’ai 12 ans», souffle Philippe Touzel au bout du fil.  

Depuis maintenant deux semaines, le Québécois de 29 ans brûle les planches du Théâtre Mogador sous les traits de Carl Bruner, l’antagoniste interprété par Tony Goldwyn, aux côtés de Patrick Swayze et Demi Moore, dans le film de 1990. Le spectacle musical retrace la même intrigue, soit celle d’un homme décédé qui parvient à entrer en contact avec sa dulcinée, celle-ci bien vivante, par l’entremise d’une médium.  

Située dans le 9e arrondissement, la salle de spectacle, accueillant chaque soir jusqu’à 1600 spectateurs, a une forte tradition de comédies musicales à succès. Les classiques Mamma Mia!, Cats, Le Fantôme de l’Opéra, Chicago et autres y ont élu domicile au cours des dernières années.  

«Il y a quelque chose de très glamour de jouer dans cette salle centenaire. Sa renommée à elle seule attire des touristes d’Italie ou d’Angleterre pour venir voir le spectacle», explique Philippe Touzel.  

Un public à séduire  

Lui-même déjà bien habitué des comédies musicales (il en fait régulièrement depuis près de 20 ans), il ne cache pas que l’expérience est différente en contrée éloignée.  

«Ici, je suis le petit Québécois qui ne connaît personne encore. Alors, c’est très spécial de monter sur une scène en sachant que les gens dans la salle sont tous des inconnus. Ça permet un genre de laisser-aller que je ne ressentais pas dans Footloose, par exemple. Mais c’est évident que quand tu te retrouves devant un nouveau public comme ici, tu espères qu’il va t’aimer et apprécier ton travail», confie-t-il.  

Installé à un jet de pierre du Théâtre Mogador depuis août dernier, Philippe Touzel avoue y avoir déjà pris ses aises. Il faut dire qu’il a l’habitude de plier bagage pour poursuivre ses rêves ; originaire de Sept-Îles, il a quitté sa Côte-Nord natale pour s’installer à Montréal dans l’espoir d’une carrière musicale. Plus tard, c’est vers Los Angeles qu’il s’est envolé pour y intégrer le défunt groupe Y6 durant quelques années.  

Dépaysement  

«J’ai l’habitude des dépaysements. Mais Paris, c’est différent. J’ai eu un énorme coup de cœur pour la ville dès que j’y suis arrivé. Je me suis senti chez moi très rapidement», explique-t-il.  

Sous contrat jusqu’en juin prochain, Philippe Touzel avoue d’ailleurs être ouvert à l’idée de garder ses pénates bien ancrés dans l’Hexagone une fois l’aventure Ghost : Le musical terminée.  

«Le théâtre musical est ce qui m’allume le plus. En voyant tout ce qui se passe ici, je me dis qu’il pourrait y avoir d’autres opportunités qui s’offrent à moi. On verra bien. Je fais confiance au destin», avance-t-il.  

Ghost : Le musical est présenté au Théâtre Mogador de Paris jusqu’en juin 2020.