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Une saison fertile en émotions

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Photo AFP Aaron Boone, des Yankees, mérite le titre de gérant de l’année dans la Ligue américaine.

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La saison 2019 est entrée dans l’histoire et a été fertile en surprises et en émotions.

Jamais je n’aurais anticipé que les champions en titre de la Série mondiale, les Red Sox de Boston, ne parviendraient même pas à se tailler une place dans les séries de fin de saison. Peut-être pas atteindre la Série mondiale, mais encore qu’ils allaient remercier leur président et directeur général, David Dombrowski...

Pas plus que les Phillies de Philalelphie, après avoir embauché Bryce Harper et fait l’acquisition du receveur J.T. Realmuto, allaient être exclus des séries. La situation aurait pu être différente, n’eût été les blessures subies par Jake Arrieta, David Robertson et Pat Neshek.

Par contre, malgré un départ sur les chapeaux de roues, les Mariners de Seattle ont manqué de souffle avant le début de mai, et très rapidement ils ont amorcé une vente de plusieurs de leurs meilleurs éléments.

Triste fin pour les Cubs

Chez les Cubs, le gérant Joe Maddon n’a pas su redresser la barque au cours des deux dernières semaines du calendrier régulier et ç’a été une bien triste fin de campagne pour les « Oursons » de l’Illinois.

Somme toute, c’est un hiver qui s’annonce difficile pour les dirigeants de ces équipes, car des décisions radicales s’imposent dans certains cas, comme à Chicago, Seattle et Boston, tandis que des correctifs moindres pourraient améliorer la situation à Philadelphie.

L’exploit des Yankees

Si quelqu’un a pu anticiper que les Yankees de New York, malgré une infirmerie aussi occupée qu’une salle d’urgence de Montréal, allaient dominer la division Est de l’Américaine, cette personne est en possession d’une boule de cristal très claire et non embuée.

Pas moins de 30 joueurs, dont certains sont des pièces importantes de la grosse machine new-yorkaise, ont été absents cette saison, et plusieurs durant de longues périodes. Qu’il suffise de mentionner les Luis Severino, Dellin Betances, Gary Sanchez, Miguel Andujar, Didi Gregorius, Aaron Judge et Giancarlo Stanton.

C’est pourquoi Aaron Boone mérite le titre de gérant de l’année et Brian Cashman celui de directeur général par excellence. Cashman a flairé des occasions en or en mettant la main sur des joueurs comme James Paxton, D.J. LeMahieu, Mike Tachman et Gio Urshela.

Somme toute, une saison de rêve pour les « Bombardiers du Bronx », mais qui doit être couronnée par une victoire en Série mondiale, sinon on pourrait les oublier rapidement.

Que dire maintenant des Cards de St. Louis, qui ont joué dans l’ombre des Cubs et des Brewers de Milwaukee pour se retrouver à la fin de juillet au sommet de la division Centrale de la Nationale ? C’est pourquoi mon vote irait probablement à Mike Shildt comme gérant de l’année.

Paul Goldschmidt, Marcell Ozuna et Yadler Molina, qui refuse de vieillir, sont les piliers de cette équipe.

Enfin, que dire des Rays de Tampa Bay qui, malgré une épée de Damoclès au-dessus de la tête, ont lutté farouchement pour atteindre une autre fois les séries, malgré des gradins dégarnis.

Une autre preuve que les dirigeants du baseball majeur doivent prendre une décision assez rapide pour corriger la situation tout en gardant la ville de Montréal dans leur mire comme prochain domicile de cette équipe.

Superbes Astros

Je me demande vraiment qui va empêcher les Astros de Houston de remporter une autre Série mondiale.

Avec trois partants de très grande qualité, comme Justin Verlander, Gerritt Cole et Zack Greinke, et un spécialiste des fins de match comme Roberto Osuna, bien appuyés par des Wade Miley, Ryan Pressley et Hector Rondon, le gérant A.J. Hinch est au volant d’une limousine.

Vous me direz peut-être que les Dodgers ont un personnel de lanceurs comparable, sauf qu’il leur manque un releveur pour fermer la porte à l’adversaire en fin de match.

En attaque, avec les Jose Altuve, Yuli Gurriel et Alex Bregman, sans oublier George Springer, les Astros possèdent une attaque redoutable.

Si la saison a été fertile en émotions, les séries éliminatoires ne seront pas en reste.

Exploit d’un jeune spectateur

Lorsque vous assistez à un match de baseball professionnel, vous avez une chance sur 580 d’attraper une fausse balle.

Et le fait d’en attraper deux lors de la même présence d’un frappeur au bâton tient presque du miracle.

Pourtant, lors d’un récent match des Royals contre les Marlins, à Miami, le jeune Brandon Ortiz a réussi l’exploit alors qu’en sixième manche il a capté une fausse balle frappée par Martin Prado. Ortiz n’avait pas terminé de célébrer avec joie d’avoir capté une fausse balle que Prado en a cogné une autre dans sa direction, et Ortiz l’a captée. Qui dit mieux ?

Cal Ripken et les doubles-jeux

L’homme de fer des Orioles de Baltimore, Cal Ripken Jr, a été le dernier frappeur à se présenter au bâton lors du match ultime disputé au Memorial Stadium, le 6 octobre 1991.

Vous ne serez nullement surpris si on vous dit qu’il a frappé dans un double-jeu, car cela lui est arrivé 350 fois dans sa carrière. Seul Albert Pujols en revendique plus que lui, soit 395.

Qui plus est, Cal et son frère cadet Billy ont exécuté 287 doubles-jeux lorsqu’ils étaient coéquipiers de 1987 à 1991 et en 1996, soit au cours de 663 matchs.

La puissance de Jeff Kent

Il fut un temps où la principale qualité d’un joueur de deuxième but était sa défensive. Mais Jeff Kent était bien différent des autres, car il frappait avec puissance.

Au cours de sa carrière de 17 saisons dans la Ligue nationale avec les Giants, les Mets, les Dodgers et les Astros, Kent a claqué 351 longues balles comme joueur de deuxième but sur les 377 circuits qu’il a réussis.

Dans la Ligue américaine, c’est Joe GIordon qui, au cours de 11 saisons avec les Yankees et les Indians, a canonné 246 de ses 253 circuits comme joueur de deuxième but.

Match unique de Bryce Harper

Comment est-il possible qu’un frappeur obtienne six buts sur balles, en plus d’être atteint d’un lancer et de marquer un point au cours de la même rencontre, et que son équipe encaisse la défaite ?

C’est ce qui est arrivé à Bryce Harper, le 8 mai 2016, alors qu’il portait les couleurs des Nationals de Washington... et que les Cubs de Chicago les ont vaincus au compte de 4 à 3 en 13 manches.

Harper est également le plus jeune joueur de position à avoir participé au match des étoiles, alors qu’à l’âge de 19 ans, il a patrouillé le champ gauche dans la classique de 2012.