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Des pilotes en formation accélérée chez Nolinor

Le transporteur vient d’acheter un avion qui aidera ses aspirants commandants à accumuler les heures de vol

GEN- MARCO PRUD'HOMME
Photo Martin Alarie Marco Prud’Homme, PDG de Nolinor Aviation aux côtés de l’un de ses employés, Oliver Tomczak (à droite) au centre de formation de Nolinor Aviation, à Mirabel.

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Pour pallier la pénurie de pilotes, Nolinor Aviation a pris le taureau par les cornes et a décidé d’aider ses employés à obtenir plus rapidement leur licence commerciale.

Pour y arriver, elle a acheté un avion qui est à la disposition des aspirants commandants ou copilotes.

« Ce n’est pas facile d’accumuler le nombre d’heures de vol requis pour obtenir sa licence, explique Marco Prud’Homme, vice-président de l’entreprise de Mirabel. Dans les écoles de pilotage, les étudiants n’ont pas toujours accès à un aéronef au moment qui leur convient. Notre avion sera à leur usage exclusif, ils n’auront qu’à le réserver. »

Une pratique gagnante

Accélérer le processus de formation de ses pilotes et copilotes est une stratégie gagnante pour Nolinor qui se spécialise dans les vols nolisés, un secteur en forte demande.

L’an dernier, elle a mis en place un programme pour payer la formation à deux de ses employés qui souhaitent devenir commandants ou copilotes – un investissement qui oscille entre 60 000 $ et 100 000 $.

« Face à leurs difficultés pour accumuler des heures de pilotage, c’est un de nos employés aux opérations, Oliver Tomczak, qui a lancé l’idée de nous doter d’un appareil », raconte M. Prud’Homme.

Pilotes recherchés

L’avion, un Cessna 172, un monomoteur de quatre places, a été acquis au prix de 87 000 $. Il est disponible pour tous les employés de Nolinor qui suivent un cours de pilotage, ce qui abaisse le coût de leur formation puisqu’ils économisent sur la location d’un appareil pour leur entraînement.

Nolinor compte une quarantaine de pilotes sur un effectif de 250 employés.

Pour Marco Prud’homme, ces investissements en formation sont d’autant plus nécessaires que les pilotes se font rares sur le marché de l’emploi. Une situation qui devrait perdurer.

Les besoins d’embauche de Nolinor ne se limitent pas aux pilotes. Plusieurs postes sont à combler notamment chez les mécaniciens. Surprise : depuis l’annonce de l’acquisition du Cessna, les candidatures se font plus nombreuses chez le transporteur.

« On a reçu des dizaines de CV de candidats au profil varié, raconte Marco Prud’Homme. Des personnes sont prêtes à venir travailler pour nous dans différents postes pour avoir la chance de devenir pilotes. » Il ne s’attendait pas à cet effet, mais il s’en réjouit.

♦ Selon le Conseil canadien de l’aviation et de l’aérospatiale, en raison des départs à la retraite et de la croissance de l’industrie, il manquera 6000 pilotes au Canada d’ici 2036.

Du mentorat pour plus de diversité en emploi

Mentorat Québec souhaite favoriser la diversité dans les secteurs à prédominance masculine. L’organisme vient de lancer l’Accélérateur mentoral, un programme qui vise une plus grande intégration des femmes et des membres de groupes sous-représentés au marché du travail.

Il permettra d’accompagner les organisations désireuses d’implanter un programme de mentorat pour accroître le recrutement et la rétention d’une main-d’œuvre diversifiée.

Trois organismes font partie de la première cohorte de l’Accélérateur mentoral, soit Mila – Institut québécois d’intelligence artificielle, le réseau FIN-ML (Machine Learning en Finance) et l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ).

Ces organisations pourront compter sur une panoplie de services et d’outils offerts par l’Accélérateur mentoral pour mettre en œuvre un programme de mentorat, des formations et du réseautage adaptés à leur contexte. Mentorat Québec compte sur des partenaires tels le Regroupement des femmes de la région de la Capitale-Nationale et la Chaire de leadership en enseignement – Femmes et organisations de l’Université Laval.


► Chaque samedi, Le Journal traitera des enjeux touchant la pénurie de main-d’œuvre. Comment les entreprises s’ajustent-elles à cette nouvelle réalité ? Comment les travailleurs, jeunes, immigrés et plus âgés, s’y préparent-ils ?

► Si vous avez des témoignages ou des solutions à proposer, veuillez écrire à diane.tremblay@quebecormedia.com