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Diane Tell: trouver l’inspiration en Suisse

Diane Tell
Photo courtoisie, Maxim Morin Diane Tell

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Il y a quatre ans, Diane Tell s’offrait une « nouvelle vie » en pliant bagage pour s’installer en Suisse, sa destination fétiche depuis l’adolescence. C’est là-bas, à l’ombre des Alpes, qu’elle a décidé de « repartir la machine », donnant alors le premier coup de manivelle à Haïku, son premier album original en près de huit ans.

Ce n’est décidément pas sur un coup de tête que Diane Tell a choisi de déménager loin de son Québec natal, dans le canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse. Gamine, elle rêvait déjà de ce pays et de ses promesses de ski et de jazz à volonté. Puis, à 14 ans, elle réunissait ses économies pour acheter un billet d’avion qui l’y mènerait.

Évidemment, le projet a avorté, sa mère refusant de la laisser partir seule pour ce pays étranger. Son plan était peut-être tombé à l’eau. Mais pas son rêve. C’est finalement dans les années 1980, portée par sa musique, qu’elle y a posé les pieds pour la première fois.

« J’ai toujours aimé la nature et les montagnes, alors ça a été un coup de cœur immédiat. Quand je suis débarquée là-bas, j’ai eu une réaction physique très forte. J’y suis retournée régulièrement pour faire de la musique. Et en 2014, j’ai dit à ceux qui m’avaient invitée que j’avais envie de venir y vivre. Et c’est ce que j’ai fait », relate Diane Tell en entrevue au Journal.

Un titre mystérieux

Oui, la Suisse est devenue son nouveau chez-soi. Mais le Québec n’est jamais bien loin. Elle y revient régulièrement (« un bon six fois par année », estime-t-elle) pour différents projets. Le mois dernier, c’est la sortie de sa plus récente proposition, Haïku, qui l’a menée à poser ses valises dans la métropole.

Le titre de l’album risque de faire sourciller quelques fans. Ça, Diane Tell s’y attend. Après tout, la chanteuse est bien consciente que ce mot est peu connu de bien des gens.

D’ailleurs qu’est-ce qu’un haïku ? Ce mot d’origine japonaise désigne un très court poème aux règles très précises, tant dans sa forme que dans son contenu.

« J’aimais l’idée d’avoir un titre mystérieux. Et ce mot évoque le minimalisme, la simplicité, la profondeur et la légèreté, toutes des choses qui se rapprochent de ce que j’ai essayé de faire avec cet album », avance la chanteuse.

Avec Fred Fortin

Pour mener ce Haïku jusque dans les bacs, où il a été déposé hier, Diane Tell a fait appel à Fred Fortin, qui agit ici à titre de réalisateur, en plus de signer une poignée de textes et mélodies.

Le choix peut paraître surprenant compte tenu de leurs univers musicaux respectifs qui n’ont, de prime abord, pas de liens de parenté évidents. Mais la chanteuse insiste : sous leurs différences se cachent plusieurs similitudes.

« C’est certain que l’image qu’on projette, celle que les gens ont de nous, est très différente l’une de l’autre. Mais on a beaucoup plus en commun que les gens l’imaginent. On est tous les deux solitaires et on a une forme de mélancolie très profonde qui nourrit beaucoup notre inspiration », souligne-t-elle.

« Ah, et on a quand même le même nom de famille ! C’est pas rien » ajoute en riant celle qui est née Diane Fortin.


♦ L’album Haïku est maintenant en vente. Diane Tell sera de retour au Québec l’an prochain pour une tournée dont les dates seront annoncées prochainement­­­.