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Rémy Girard: le plaisir de manger avec Noiret et Spielberg...

Rémy Girard: le plaisir de manger avec Noiret et Spielberg...
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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On ne compte plus le nombre de personnages incarnés par Rémy Girard, tant au petit qu’au grand écran. Mais qui est Rémy Girard, le cinéphile? Voici les réponses...

Rémy, quel est votre premier souvenir d'une salle de cinéma?

C’est la salle paroissiale en face de l’église Notre-Dame-de-Foy à Sainte-Foy. Nous avions des films le samedi et c’est là que j’ai vu les films avec Joselito [José Jiménez Fernández, chanteur et acteur espagnol des années 1950 et 1960, NDLR]. C’étaient mes premiers contacts avec les films. La première fois que je suis allé dans un vrai cinéma, j’avais neuf ans. C’était le cinéma Empire. J’y suis allé tout seul, j’avais pris l’autobus. Je suis entré dans la salle et c’était le «Ben-Hur» de William Wyler. J’ai eu un choc! J’ai capoté! Trois heures! Je ne me suis pas ennuyé une seconde. Mon père a ensuite eu l’intelligence de m’acheter le disque de la trame sonore.

«Ben-Hur» a été votre premier film marquant. Y en a-t-il un que vous avez vu plus récemment et qui vous a marqué?

J’en ai vu tellement! Un qui m’a beaucoup marqué est le premier «Blade Runner». Et la musique de Vangelis est encore, pour moi, quelque chose d’extraordinaire. J’aurais aimé jouer dans «Blade Runner»... Je le revois régulièrement. C’est drôle parce que j’ai revu, hier, «Nashville» de Robert Altman. Il faut le revoir avec ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis! C’était un visionnaire... [Il montre] la violence et comment cette génération a pris le pouvoir. Ça ne vieillit pas.

Un film qui vous a traumatisé, enfant?

Il y en a deux. «Les trois visages de la peur». C’est un film composé de trois moyens métrages différents sur la peur. J’en ai fait des cauchemars longtemps. L’autre, c’est le premier «Massacre à la tronçonneuse» et je ne suis jamais retourné voir un film d’horreur depuis!

Votre premier coup de cœur au grand écran?

«Mon oncle Antoine». Ce film m’a transporté ailleurs, dans la pauvreté, dans la misère, dans tout ce que nos parents et grands-parents ont vécu. Et ça reste pour moi un chef-d’œuvre.

Quel acteur (trice) vous a particulièrement fasciné?

Philippe Noiret. En plus, j’ai mangé avec lui. Il était venu ici faire la promotion de «La fille de d'Artagnan». Je n’en ai pas dormi pendant trois nuits, je me demandais ce que j’allais lui dire. [...] Ça reste une soirée mémorable, une vraie scène de cinéma. J’ai aussi mangé avec Steven Spielberg à New York pendant qu’il préparait la distribution de ¨Munich¨. C’était une «joke» qu’on se faisait souvent entre nous dans le milieu, de nous dire que Spielberg nous avait appelés. Lorsque mon agente m’a dit qu’il voulait me rencontrer, je n’y ai pas cru! [...] J’ai compris après que je n’avais pas eu le rôle – qui est allé à Michael Lonsdale – parce que j’étais trop jeune.

Le personnage que vous avez interprété et qui vous ressemble le plus?

Il n’y en a pas. [...] Je ne sais pas si j’accepterais [d’incarner quelqu’un qui me ressemble]. Je choisis toujours des rôles qui sont assez loin de moi.

Quel rôle étiez-vous né pour jouer, mais qu'on ne vous a jamais proposé?

C’est Camillien Houde, l’ancien maire de Montréal! Mais ce n’est pas moi qui dois le jouer, c’est Pierre Lebeau! C’est un rôle pour lui.