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Vouloir vivre à sa façon

Le ravissement
Photo courtoisie, Charles Belisle

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C’est une création contemporaine signée Étienne Lepage qui prendra place prochainement au Théâtre de Quat’Sous, mise en scène par Claude Poissant. Le ravissement raconte l’histoire d’une adolescente qui passe à la vie de femme adulte en voulant se rebeller.

La plupart du temps, passer de l’adolescence à la vie adulte implique une foule de changements et la jeune fille que l’on suit dans la pièce, Arielle, (Laetitia Isambert) ne fera pas exception. La pièce s’amorcera le jour où l’on célébrera son 18e anniversaire. Si durant son adolescence, il s’agissait d’une jeune fille plutôt rangée, on assistera à un revirement de situation au niveau de son comportement, maintenant qu’elle est devenue une adulte. Après quelques questionnements, Arielle décidera de ne pas embarquer dans le rôle que son entourage voudrait lui imposer, choisissant plutôt de se rebeller.

« On ne veut pas la voir changer, on veut qu’elle demeure ce qu’elle a toujours été », confie la comédienne Nathalie Mallette qui monte sur les planches du Théâtre de Quat’sous pour la troisième fois et qui, dans Le ravissement, interprétera la mère d’Arielle.

« C’est une mère très envahissante, narcissique et perverse », lance la comédienne à propos de son personnage qu’elle prend plaisir à jouer. « Elle est hyper contrôlante envers sa fille. »

D’ailleurs, on apprend que toute la pièce se joue au niveau de la psychologie des personnages, sur une scène dénudée, sans décor ni accessoire. On souhaite proposer une réflexion sur les aspirations d’une femme, mais aussi sur l’impulsivité et malheureusement sur ses conséquences qui peuvent survenir.

Voler de ses propres ailes

Bien que l’on ne veuille pas la voir changer, Arielle est bien décidée à transformer sa vie et ça débutera le jour de son 18e anniversaire. Sa mère lui a organisé une fête, mais Arielle ne veut pas rester avec sa mère et ses invités et décide de partir. Puis tout dégénère et la situation devient cauchemardesque.

C’est qu’Arielle a envie d’être elle-même sans qu’on lui dise quoi faire et qu’on lui impose des choix.

Ainsi, toutes les facettes de sa vie vont changer. « Elle va bouleverser ses relations tant avec sa mère, son amoureux que son patron et va déstabiliser tout le monde autour d’elle, révèle Nathalie Mallette. Elle va aussi quitter son amoureux. »

Malaise et inconfort

« Le style s’apparente à celui de David Lynch avec quelque chose d’étrange et de terrifiant, affirme la comédienne. Mais on est à la fois dans le réalisme. »

Chose certaine, les spectateurs se verront transporter dans un univers sombre et inquiétant. Il est même question d’un meurtrier et d’une agression.

On nous dit que le destin d’Arielle sera des plus cruels et qu’elle va se faire broyer. Rien de moins. « On est assurément dans le malaise et cela va créer de l’inconfort », conclut-elle.

On peut également suivre Nathalie Mallette au petit écran dans la série de Danielle Trottier Toute la vie sur ICI Radio-Canada. Elle sera également sur les planches du Théâtre Périscope à Québec dans la pièce de Steve Gagnon, Pour qu’il y ait un début à votre langue en janvier prochain.

Le ravissement

  • Auteur : Étienne Lepage
  • Metteur en scène : Claude Poissant
  • Distribution : Reda Guerinik, Laetitia Isambert, Simon Landry-Désy, Nathalie Mallette et Étienne Pilon
  • Du 22 octobre au 16 novembre
  • Au Théâtre de Quat’Sous