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Clerc intemporel

Le chanteur a souligné ses 50 ans de carrière

ENT-Spectacle de Julien Clerc
Photo Mario Beauregard, Agence QMI  Julien Clerc, lors de son passage, samedi, à la Maison symphonique de Montréal. Il était en concert, dimanche, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.

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Julien Clerc vient tout juste d’avoir 72 ans. Et ça ne paraît pas du tout. Le chanteur à la voix unique et reconnaissable a offert un survol réussi, dimanche, au Grand Théâtre de Québec, de ses 50 ans de carrière.

« C’est une tournée qui a débuté à Moncton en 2017 et nous sommes rendus en 2019. Il faudrait peut-être s’arrêter bientôt, sinon ça va devenir la tournée du 60e », a lancé le chanteur français, après avoir lancé sa prestation avec Utile et La Californie.

Entouré d’un quatuor à cordes féminin, du multi-instrumentiste Evert Verhees et du directeur musical Benjamin Constant aux claviers, le chanteur, qui a fêté vendredi ses 72 ans, a offert une performance appréciée, sous de superbes faisceaux lumineux.

« Quel bonheur de vous retrouver », a-t-il lancé, tout en élégance, en guise d’introduction.

Durant les chansons La Californie et Lili voulait aller danser, Aude Marie Duperret, Laure Simonin, Mathilde Sternat et Camille Verhoeven ont délaissé violons et violoncelle pour chanter, taper des mains et danser.

Et lorsqu’elles sont derrière leurs instruments, elles ajoutent de très belles couleurs aux chansons et succès du Parisien, à travers des ballades et des trucs plus rythmés, comme Partir et Ce n’est rien, où le public a tapé des mains durant la portion finale de la chanson. On a même entendu des cris comme dans les concerts rock.

Cœur de rocker

Julien Clerc a offert de bonnes versions de Fais moi une place, This Melody, Ballade pour un fou – Loco, dramatique, de l’Argentin d’Astor Piazzolla, For me formidable d’Aznavour, Ma préférence et Laissez entrer le soleil, version française de Let the Sunshine In de la comédie musicale Hair.

Il a fait un clin d’œil à Gilbert Bécaud, rappelant que M. 100 000 volts lui avait offert, en 1968, la première partie d’un de ses concerts à l’Olympia et de partir en tournée avec lui, après avoir entendu la chanson Ivanovitch.

« C’était une chance inouïe pour un jeune artiste de partager la scène avec ce monstre de la chanson », a-t-il raconté, avant de reprendre C’est en septembre.

Les musiciennes du quatuor à cordes ont délaissé à nouveau leurs instruments pour devenir choristes sur l’incontournable Cœur de rocker, toujours aussi efficace, et qui fait taper du pied.

Une ovation a suivi et Julien Clerc a mis un terme à la soirée, seul au piano, sous un faisceau conique de lumière, avec Travailler c’est trop dur de Zachary Richard.