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Les stars de la course à pied

woman feeling pain in her foot during sport outdoor
Photo Adobe stock

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Ils sont souvent trop grands ou trop petits, vraiment étroits ou larges, ils ont des orteils de taille, disons-le ainsi, originale, leurs ongles ont une forme parfois inexplicable et souvent, ils puent ! Les pieds semblent si difficiles à aimer. Ils sont pourtant des stars de la course... à pied. Apprenons donc à les apprécier un peu « pus ». Heu, un peu plus.

Leur place dans le corps humain

Les pieds sont une extrémité du corps ; ils sont les parties distales des membres inférieurs. Au-delà du fait qu’ils permettent de se déplacer, à la marche ou à la course, ils assurent un rôle essentiel dans l’équilibre en position debout. Les deux pieds adultes comprennent ensemble 56 os, des phalanges aux calcanéums, ce qui représente environ le quart de la totalité des os du squelette. Les pieds sont aussi articulés par 16 composantes qui comprennent 107 ligaments et 20 muscles. Qu’ils soient plats ou creux, pour faire leur travail, ils se doivent de prendre leur pied.

Les pathologies du pied du coureur*

Les pieds sont les premiers à participer à la course. Ce sont eux qui reçoivent proportionnellement le plus de poids à chaque contact au sol. C’est ainsi que, malgré le fait qu’ils soient connus pour être des forces de la nature, ils sont souvent sujets à blessures, dont celles-ci :

► La fasciite plantaire ou épine de Lenoir

La fasciapathie plantaire, communément appelée fasciite, est une irritation du fascia situé sous le pied. Ce dernier se tend comme une corde entre l’os du talon et les orteils. Il joue un rôle de soutien à l’affaissement de l’arche plantaire.

► La fracture de stress

Cette affectation survient lorsqu’une trop grande charge est appliquée sur le pied. Généralement au métatarse, elle est causée par une augmentation rapide du volume ou de l’intensité d’entraînement.

► La métatarsalgie

La métatarsalgie provoque une douleur qui se situe sous le pied, au niveau du coussin graisseux, juste avant les orteils. L’appui répété ou inhabituel irrite ces structures.

► L’hallux valgus (oignon du gros orteil)

L’hallux valgus est une déformation du gros orteil vers le deuxième orteil, c’est-à-dire vers l’extérieur. Elle est parfois douloureuse et, malheureusement, ne se traite pas autrement que de lui proposer une chaussure à son pied.

► Le syndrome du coussinet graisseux (talalgie)

Le coussinet graisseux a comme rôle de protéger l’os du talon, le calcanéum, de l’impact au sol. Ce coussinet « absorbant » peut s’irriter, se fragiliser et même s’amincir si un stress plus important qu’à l’habitude lui est imposé.

Les professionnels de la santé comme les podiatres ou les physiothérapeutes demeurent les meilleures personnes pour aider le coureur en cas de problème au pied... qui empeste la vie.

Mettre les pieds... en bas

Bien choisir ses bas n’est pas seulement une question de confort et d’esthétique. Choisir ses chaussettes est aussi important pour entretenir une bonne hygiène du pied.

Le bas idéal du coureur est idéalement fait de fibres confortables et respirantes comme la laine mérinos ou le bambou. Pour éviter les ampoules, on le choisira sans coutures et de la bonne grandeur. Son épaisseur conviendra à la chaussure portée.

De plus, sa taille sera adaptée au type de terrain sur lequel la course sera pratiquée. Généralement, le coureur en sentier portera des bas plus hauts que le coureur sur route, proportionnellement à la quantité de cailloux qui risque d’entrer à l’intérieur de ceux-ci.

Bref, pour rester à la hauteur, il faut que le coureur sache choisir ses bas.

Il ne tient qu’au coureur de faire des pieds et des mains pour prendre soin de ses extrémités « orteillées ».


*Information du site lacliniqueducoureur.com